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John Milius, L’Epoque des hautes aventures

numéro 5
date 01/2011
revue Acme
périodicité semestriel
Univers Cinéma
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kiosque
  • Un Hérault américain

    Rough Riders est dédié « à la mémoire de Brian Keith, Acteur, Marine, Conteur, 1921-1997 ». En rendant ainsi hommage à son interprète du Lion et le vent, John Milius révèle les deux vertus cardinales qui composent sa vision de l’Homme : le militaire et le narrateur. L’individu se révèle à lui-même sur le champ de bataille (ou dans l’exploit sportif) mais ne touche à l’éternité que par la mémoire des générations suivantes. Scénariste, réalisateur, John Milius est un raconteur d’histoires, un colporteur de légendes qui n’a cessé de mettre en scène les processus de la fiction.

  • La plume au bout du fusil : John Milius, scénariste

    Lecteur érudit, John Milius dit avoir acquis à l’adolescence la capacité d’imiter à la perfection le style des auteurs qu’il admirait : Kerouac, Conrad, Hemingway... On trouve là les prémices d’une carrière littéraire qui va s’épanouir dans le monde du cinéma où, parallèlement à sa carrière de réalisateur, il écrit et collabore à de nombreux scénarios.

  • Les canons de Cimmérie : John Milius et ses modèles

    L’aversion de John Milius pour les réalisateurs révisionnistes et libéraux des années 1970 transparaît dans une réplique de son Dillinger, «les choses allaient bien avant que Bonnie et Clyde ne commencent à faire leur cirque. Ils gâchent le métier.». La saillie s’attaque moins au célèbre couple de gangsters qu’à Arthur Penn, réalisateur du film éponyme. Car si ses contemporains entendent réécrire l’Histoire, Milius n’a d’autre but que de nourrir le mythe en empruntant le chemin tracé par les références cinématographiques et littéraires de sa jeunesse.

  • Redessiner le corps dansant : Conan, une symphonie barbare

    Et si Conan le barbare était ce film qui fit entrer le cinéma de plain-pied dans les années 1980 ? Gros succès lors de sa sortie en salle, le film de John Milius avait tout pour plaire : un héros bodybuildé, une Walkyrie aussi sexy qu’impitoyable, un univers violent et chevaleresque, une mise en scène opératique riche d’un sens de la narration redoutable et d’une musique puissante. Crom ne pouvait qu’approuver..

  • Tête de pierre

    Theodore Roosevelt (1858-1919), 26ème président américain, contemple l’univers depuis le Mont Rushmore où son visage a été sculpté dans la pierre aux côtés de George Washington, Thomas Jefferson et Abraham Lincoln, icônes fondatrices de la politique américaine. La figure de Roosevelt est surtout centrale à l’imaginaire de John Milius, un modèle pour tous ses héros, comme Lincoln chez John Ford. Milius a consacré deux films à Roosevelt (Le Lion et le vent et Rough Riders) et se réfère constamment à son souvenir.

  • L’anarchiste zen d’Hollywood : Milius, politiquement incorrect

    Cantonner John Milius dans de la nostalgie réactionnaire et un registre idéologique fascisant serait faire fi de toute l’ambiguïté de son discours. Pour sa défense, le cinéaste rétorque qu’il est « une victime du présent qui ne [lui] correspond pas » et qu’il est, en conséquence,
    « condamné à être un hors-la-loi ». Même si son objectif d’aller au-delà des conventions
    morales créé le trouble, la pensée de Milius – tout à la fois conservatrice et révolutionnaire –
    est plus profonde qu’elle n’y apparaît et se reflète dans ce monde archaïque, consciemment
    idéalisé, violent, imparfait et contradictoire qu’il dépeint.

  • Milius au fil des répliques

    « J’adore l’odeur du napalm au petit matin », c’est de lui ! John Milius est l’auteur de nombreuses répliques du cinéma américain devenues cultes. Scénariste-dialoguiste, Milius possède un indubitable talent littéraire qui transparaît à la fois dans les voix off élégiaques qui portent les intrigues et dans les discours et les dialogues martiaux, machos et percutants qui amplifient la dimension solennelle de la dramaturgie. Morceaux choisis.