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L’Allemagne, entre isolement et globalisation

numéro 4154
date 10/2011
revue Etudes
périodicité mensuel
Univers Société
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kiosque
  • Les politiques face à « l’état d’urgence » — Par Nathalie Sarthou-Lajus

    Société - «Sauver la planète », « sauver les banques », « sauver les retraites », « sauver le système de protection sociale », « sauver l’université »… C’est la même urgence du sauvetage qui semble désormais traverser tous les domaines de la vie politique, comme si nous vivions avec la menace de l’imminence et de l’accumulation de catastrophes. « 2012 : état d’urgence »1, c’est le titre programmatique du dernier livre de François Bayrou dans lequel il s’interroge sur la situation de fragilité de la France. Selon le président du MoDem « la production » et « l’éducation » sont « des questions d’urgence nationale », « les deux sujets de vie ou de mort qui expliquent tous nos échecs » : « nous ne produisons plus assez comme le montrent les chiffres de notre commerce extérieur et la France se trouve au 23e rang des pays développés pour la compréhension de l’écrit et le calcul » explique-t-il.

  • L’Allemagne, entre isolement et globalisation — Par Anne-Marie Le Gloannec

    International - À trois reprises ces deux dernières années, l’Allemagne a été tentée par l’abstention ou y a succombé : en mars 2011 au Conseil de Sécurité, le gouvernement allemand s’est abstenu de voter la résolution 1973, suivant le Brésil, la Chine, l’Inde et la Russie ; ensuite il a décidé d’abandonner l’énergie nucléaire sans consultation aucune de ses partenaires européens ; et au début de la crise grecque, la chancelière allemande a hésité longuement avant de participer à un premier plan de sauvetage.

  • L’Afrique subsaharienne dans la démographie mondiale — Par Jean-Pierre Guengant, John F. May

    International - Selon les estimations de la Division de la population des Nations unies, publiées le 3 mai 2011, la population mondiale dépassera les 7 milliards d’habitants fin octobre 2011. Cette annonce, fort médiatisée, interpelle les décideurs et les agences de développement sur la question démographique, particulièrement en Afrique subsaharienne. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les néomalthusiens et développementalistes se sont violemment opposés, surtout dans les années 1960 et 1970.

  • Après le krach des dettes publiques, reconstruire — Par Gaël Giraud

    Société - Le secteur financier fait preuve, une fois encore, d’une grande volatilité. La panique qui saisit les investisseurs financiers au sujet des dettes publiques européennes et américaine ne doit pas occulter l’origine fondamentale du krach actuel : le déséquilibre des échanges commerciaux et de la fiscalité au sein des pays de l’OCDE. Tentons d’éclairer ces enjeux avant de proposer quelques grandes lignes de ce à quoi il faudra bien nous atteler : la reconstruction de l’Europe.
    Le « problème des dettes publiques »

  • Souffrances psychiques et évolutions de la psychiatrie — Par Richard Rechtman

    Entretien avec Richard Rechtman

  • Une fragilité au service de la rencontre ! — Par Franck Delorme

    Société - Notre époque célèbre la jeunesse et la beauté, la force et la réussite, ou encore la richesse et la performance. Ces mots sont souvent les critères à partir desquels nos vies comme celles de nos contemporains sont évaluées.
    Toutefois la rencontre d’hommes et de femmes qui vivent des situations de handicap et de maladie interrogent le cœur de la vie. Elles provoquent à en approfondir le sens et en chercher la source.

  • Pavel Florensky ou Pascal au goulag — Par Franck Damour

    Art et philosophie - 1929, Moscou. Leon Trotsky se rend à la Direction centrale de l’électricité de l’URSS. Alors qu’il remonte les couloirs de l’Institut de Recherche, il s’arrête, interdit. « Qui est-ce, ça ? » lance-t-il en pointant du doigt un homme en soutane blanche. « C’est le professeur Florensky » lui répondit- on. « Ah oui, je sais… », concède-t-il, avant d’inviter le prêtre à prendre la parole à un congrès d’ingénieurs, tolérant encore une fois la soutane, acceptant l’énigme posée à l’intelligentsia officielle par cet homme à la fois prêtre et brillant scientifique. 1937, goulag des îles Solovki.

  • À la rencontre du soufisme — Par Alberto F. Ambrosio

    Out a commencé sur les plages d’Italie, il y a presque vingt ans. C’est à Fano, une petite ville sur la rive de la Mer Adriatique dont le nom signifie « Temple de la Fortune » (Fanum Fortunae). J’ai appris, à cette même époque, qu’ici a été imprimé le premier livre en caractères arabes, un bréviaire ou livre des heures. À la plage, j’avais emporté avec moi une anthologie en italien de poésie soufie, un petit bouquin de grande vulgarisation1. Le soufisme (tasawwûf) m’attirait car je l’associais à la mystique qui me passionnait depuis déjà des années. C’est sur la plage de cailloux que je fus initié au soufisme par le son des vagues de la mer.

  • Italo Svevo et la conscience moderne — Par Anne-Rachel Hermetet

    «Et pourquoi vouloir soigner notre maladie ? Devons-nous vraiment retirer à l’humanité ce qu’elle a de meilleur ? » Ainsi s’interroge Italo Svevo dans une lettre de décembre 1927 à Valerio Jahier1. Il poursuit « Nous sommes une protestation vivante contre la ridicule conception du surhomme telle qu’elle nous a été distribuée (surtout à nous autres Italiens). » C’est à la psychanalyse que fait ici référence le romancier triestin et sa position est révélatrice d’une lecture critique de l’oeuvre de Freud dans les premières décennies du xxe siècle, lecture qu’il met en scène dans son troisième roman, La Conscience de Zeno.