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La nécessaire réalité de l'identité

numéro 45
date 09/1989
revue Inter
périodicité 3 x par an
Univers Création
nationalité CA
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kiosque
  • La nécessaire réalité de l'identité — Par Richard Martel

    Évidemment le premier coup d'oeil peut paraître surprenant,
    des soldats avec mitraillettes, grilles fermées...
    comme un état de siège.
    Inutile de rappeler que l'armée anglaise est toujours présente
    à Belfast et en Irlande du Nord, depuis bientôt vingt ans.
    Les procédures de contrôle, à l'aéroport, à la gare de trains,
    même dans un taxi à 5 heures du matin, sont courantes.
    Belfast est peuplée d'hommes verts avec gilets pare-balles,
    radios émetteurs... ils se promènent en groupes de deux
    et quelquefois en véhicule blindés, comme dans une procession.

  • Photopia 89 définition de la photographie

    CE DOSSIER PROVIENT DE L'EXPOSITION PHOTOPIA 89 : DEFINITION DE LA PHOTOGRAPHIE QUI FUT PRESENTEE
    AU LIEU DU 1ER AU 30 NOVEMBRE 1989 DANS LE CADRE DE LA MANIFESTATION
    COLLECTIVE MISE DE L'AVANT PAR LES CENTRES D'ARTISTES À QUÉBEC.
    MIRABILE VISU SE PROPOSAIT DE TRAITER DE LA PHOTOGRAPHIE APRÈS 150 ANS DE PRATIQUES.
    L'EXPOSITION PHOTOPIA 89, ORGANISÉE PAR L'OFFICE FRANCO-ALLEMAND POUR LA JEUNESSE, ÉTAIT
    COORDONNÉE PAR HORST WEGMANN. ELLE COMPRENAIT QUATRE PHOTOS DE CHACUN
    DES 18 STAGIAIRES ALLEMANDS, FRANÇAIS, HOLLANDAIS ET ESPAGNOLS,
    QUI ONT PARTICIPÉ EN AVRIL ET JUIN À UN STAGE SUR LA PHOTOGRAPHIE.
    LES PARTICIPANTS ÉTAIENT : OCTAVIA SCHOPLICK, ANITA HORN-UNGK, JURGEN LINGK, DAGMAR SCHRUF,
    DANIELA ROSENFELD, MARIONA ARTUS VILA, LAURA DIEZ-MINER, NATHALIE TIROT,
    OLIVIER BELON, OLIVIER PASQUIERS, JOËL CUBAS, ROBERT POORTMAN, EDWARD TIMMERMANS, KEES MARTENS,
    GUIDO VAN DOOREMALEN ET PIET WESSING

  • Pas d'histoire d'art mais des histoires d'été — Par Guy Durand

    Il y a deux ans j'ai couvert, pour le compte WINTER, l'ensemble des événements artistiques de la saison estivale au Québec (Du Fleuve à la rue Saint-Laurent, n° 37, été 87). Cette année la revue reprend l'idée mais sous plusieurs plumes. Quant à moi, j'essaie, dans cette chronique, de dégager un leitmotiv d'ensemble. le m'attarde principalement à la Biennale du Dessin, de l'Estampe et du Papier du Québec, au Saguenay—Lac-Saint-Iean, avec un apport d'Andrée SAVARD, au Symposium 89 de la jeune peinture du Canada à Baie-Saint-Paul, à l'exposition Tenir l'image à distance du Musée d'art contemporain, au Carnaval du Soleil de la rue Crescent à Montréal et je signe aussi avec Richard MARTEL une critique de Territoires d'artistes ; Paysages Verticaux du Musée du Québec (comme nous l'avions fait pour New York : L'Alternative s'essouffle-t-elle à New York 1, INTER n° 42, automne 88).

  • Territoires d'artistes ; Paysages verticaux — Par Guy Durand, Richard Martel

    À Québec, été 89. Cet événement réunissant des artistes Internationaux et produit par le Musée du Québec soulève plus d'une remarque. On verra comment un tel événement témoigne d'une absence de transgression. Loin du risque, affirme-t-il une posture vide et avide de l'art d'institution ?

  • Symposium de peinture en Abitibi-Témiscamingue — Par Jacques Tessier

    Le premier Symposium de peinture en Abitibi-Témiscamingue se terminait le 22 juin 1989. Il avait débuté le 13 juin. Dix jours durant lesquels dix artistes auront produit dix oeuvres très grand format devant un public de plus de 4000 personnes.
    Le double de l'objectif visé. Les gens sont venus et séduits par la magie du lieu — on n'a pas souvent l'occasion de voir la sacristie des grands prêtres de l'image — ils ont taillé une brèche dans la tour d'ivoire. Ils ont dérangé les sorciers du rêve.

  • Un festival de musique de création en région — Par Françoise Boudreault

    La musique fait partie de la culture de l'homme depuis toujours : la musique qu'il répète parce qu'il l'a apprise et la musique qu'il invente parce que c'est plus fort que lui et qu'il veut parler d'autre chose que de la tradition. J'aime la musique en général et je suis passionnée par certaines musiques en particulier.

  • Mamu Ashinetau, Innu Nilcamu 89 — Par Richard Martel

    M.iiiiu Ashinetau, (Ensemble soyons fiers), ce titre en dit long sur le cinquième festival de musique amérindienne tenu encore cet été à Malioténam, les 3, 4, S et 6 août dernier. Ce festival existe depuis maintenant quelques années et regroupe plus d'une centaine de musiciens, jeunes, vieux, chantant en langues autochtones ou simplement en anglais ou en français.

  • Tarasques à Tarascon — Par Arnaud Labelle-Rojoux

    Je ne suis pas, c'est certain, le plus apte à rendre compte de la soirée de performances qui a eu lieu le 6 août dernier à la VI' Rencontre Internationale de Poésie Contemporaine de Tarascon. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que j'étais le coordinateur et le présentateur de cette soirée. Juge et partie, il est vrai qu'on ne devrait rien dire jamais.

  • L'homocromie, la multiplicité d'une naissance l'homocromie — Par Charles Dreyfus

    Le contrepoint fort de cette introduction est de présenter une action, un mode de pensée enfin libérés des dogmes idéologiques. On ne peut certainement pas dans la limite d'un editorial rendre à l'évidence un mode d'agir et de pensée non conventionnel. Depuis 1975, la recherche d'un nombre d'artistes contemporains développe silencieusement un travail sur le terrain, l'action quotidienne fait l'écho, la pratique quotidienne construit un nouvel espace
    à l'intérieur duquel émerge un autre monde de l'art, alors que nous pensons l'art comme un phénomène de perception... »

  • Polyphonix 14 — Par Richard Martel

    Du 1 " au 12 juin dernier se tenait à Paris la 14' édition du festival de performances, poésie sonore, expérimentations media Polyphonix ; en collaboration avec la Revue Parlée du Centre Georges-Pompidou et des centres culturels néerlandais, suédois, autrichien, hongrois, de la galerie Donguy et 1900/2000.

  • Quelques notes — Par Henri Chopin

    D'évidence nous devions la faire, la poésie électronique (ou sonore) parce que l'électronique a permis des voyages fabuleux, a permis la voix envolée en d'innombrables voyages, avec le verbe, aussi sans lui.

  • Performance/Perform-ance — Par Bruce Barber

    A l'aide de l'étymologie, Bruce BARBER tente de cerner le
    territoire performatif : il y passe en revue quelques étapes
    historiques menant vers une pratique performative
    d'aujourd'hui, à travers les années 60, 70 et 80.
    Selon lui, cette pratique serait politiquement engagée,
    possédant son identité propre et non une sorte d'appendice
    secondaire noyée dans la culture.

  • Les intellectuels cubains sont mis au pas — Par Bertrand ROSENTHAL

    Les autorités cubaines viennent de rappeler à leurs intellectuels les plus remuants que la liberté de création a ses limites dans l'île, en faisant décrocher d'une exposition de peintures plusieurs toiles mettant
    en scène Fidel CASTRO.

  • Festivités photographiques, Le spectre OVO — Par Guy Durand

    Cet automne, Montréal et Québec fêtent la photographie. Dans la métropole c'est le Mois de la Photo en septembre. Dans la capitale, c'est Mirabile Visu. Expositions locales et invités internationaux, activités multidisciplinaires dans les espaces d'artistes et discussions | autour de la diffusion vont s'entrecroiser.

  • Rimbaud ou "la déficience intellectuelle" — Par AMR et RM

    Quelle association I Quelle ignoble audace de se servir ainsi des explorateurs de l'imaginaire ! Qui, au ministère de la Santé et des Services Sociaux a permis la réalisation de cette affiche représentant RIMBAUD jeune ? Qui décide que l'image du poète illustre bien la « déficience intellectuelle » ? ! D'autant plus étonnant que ce même RIMBAUD après avoir épuisé sa jeunesse est devenu homme d'affaires et trafiquant d'armes.
    Cette affiche nous présente un être tourmenté, mais vivant. Seule l'élégante stagnation actuelle de la politique, de la bureaucratie et de l'intelligence peut expliquer l'existence d'une telle campagne de promotion.
    Le message qu'on voit à la télévision est d'ailleurs du même acabit : on se demande qui, du fonctionnaire ou du « client » est en état de déficience I
    Et au moment où le gouvernement québécois légifère sur le statut de l'artiste (et du poète), il nous le présente comme un être intellectuellement
    « déficient ». Quelle tactique pernicieuse... ou peut-être voulait-il simplement proposer l'image de sa propre présence.

  • Vent de moralisme sur les arts aux Etats-unis — Par Dominique SCHROEDER

    Washington, 6 août (AFP). — Après les débats sur l'avortement et le
    respect dû au drapeau, une nouvelle controverse vient de surgir aux
    États-Unis sur le droit de l'État à limiter la liberté artistique.
    Convaincus que l'État a son mot à dire en matière artistique,
    trois parlementaires républicains, les sénateurs Jesse HELMS et
    Alfonse D'AMATO, et le représentant Dick ATMEY, ont lancé il y a
    quelques mois une offensive contre « les prétendues oeuvres d'art » et
    leur financement par des organismes publics.

  • Ottawa à Québec erratum — Par La rédaction

    Dans le dernier numéro d'INTER, un texte faisait un bilan des activités tenues à Québec par des artistes de la ville d'Ottawa. LE LIEU, Centre en art actuel avait en effet organisé une manoeuvre de groupe avec des représentants de la capitale fédérale.
    Nous avons publié les photos des performeurs venus à cette occasion présenter leur travail. Cependant, il n'y avait pas d'indication permettant d'identifier les photos en page 50 et 52 d'INTER 44.