| numéro |
58 |
| date |
10/1993 |
| revue |
Inter |
| périodicité |
3 x par an |
| Univers |
Création |
| nationalité |
CA |
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A l'occasion du 30e anniversaire de la fondation de la revue parti-pris, nous croyons pertinent de republier
le manifeste de 1964-65 pour les idées qu'il contient et sa charge utopique, et aussi pour ceux et celles qui n'ont pas encore eu accès à ce genre de discours qui fut, disons-le, boycotté tant par l'institution que par l'intelligentsia officielle du Québec.
N'oublions pas qu'en 1963 on ne parlait encore que de Canada français. L'appellation « Québécois », qui marquera alors une cassure de la représentation politico-géographique, apparaîtra dans parti-pris dès 1965 avec le thème général du numéro 10/11 : La difficulté d'être québécois. C'est dire à quel point parf»-pris participait de la réalité socio-historique de l'époque.
Le manifeste de 1964-65 qui porte des interrogations sur la situation politique du Québec éclaire le débat constitutionnel actuel et témoigne de sa sénilité : « la lutte de libération nationale débouche enfin sur des perspectives plus globales ; l'indépendance, qui était un but, devient un préalable, une étape nécessaire dans une lutte révolutionnaire qui la dépasse et l'amplifie » (1963).
De plus, dans ce texte d'il y a trente ans, nous retrouvons une volonté d'agir, par une méthodologie de fonctionnement, qui ressemble beaucoup aux éléments idéologiques et aux conditions opératoires de l'alternative et de l'autogestion des années 70 et 80.
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Artaud, le cri sous la langue
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Par Sonia Pelletier
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Visuels : Annie Rieger
Serge OUAKNINE interviewé par Sonia PELLETIER
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Le partage des peaux
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Par Isabelle Choiniere
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Visuels : Lucie Marchand
Réflexion d'une danseuse sur son travail avec la virtualité.
Ce qui stimule le rapport danse/
virtualité c'est peut-être en partie les degrés similaires « d'immersion » que l'une autant que l'autre peuvent permettre.
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...sans faille
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Par Guy Sioui Durand
Iritdi matin, soleil de mort. Six cents milles de Québec à Val-d'Or par Masteuiash. Halte de respect et vision de cette immense nappe d'eau. Le lac Saint-)ean est une mer du Nord. Puis au coeur de la nuit, arrêt dans ce bled ragé de la carte où Alain-Martin renifle fébrilement son enfance. Beattyville, c'est fini. À trois heures moins vingt, « last call » au Contre-Bar de Senneterre. Bienvenue en Abitibi les garsl Quatre heures du mat, nous voilà fourbus dans Val-d'Or. Vivement l'hôtel. L'aller du voyage en char est terminé.
Ce sera un recommencement.
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Echelles réduites, quand l'art fait ses balises
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Par Dominique Laquerre
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Visuels : Dominique Laquerre
En 1990, j'apprends par les journaux, en même temps que mes voisins, qu'une importante ligne de transport électrique passera bientôt à travers Chesterville, ce petit coin des Bois-Francs où j'habite. Cette décision, présentée comme irréversible, incite des gens à se regrouper pour manifester leur désaccord. Après de longs mois d'implication au sein d'un comité de citoyens, il m'apparaît essentiel de relancer le débat à un autre niveau, de l'aborder avec un autre langage.
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Le lieu
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Par Eric Boulé
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Visuels : François Bergeron
Soudainement c'est l'espace qui fut autre, et c'est la troublante pression de l'archet qui décida de la couleur des lieux. Véritable emprise modulée par le jeu anarchique des cordes de l'instrument qui, pour quelques instants délinquant, se donna lui-même la permission de rompre avec l'état de grâce qui, par tradition, lui inflige la sagesse pour condition. Telle fut la sensation d'être là, parmi d'autres auditeurs choyés, venus assister à la prestation de Joëlle LÉANDRE le 30 avril dernier au Lieu.
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La fabuleuse critique du royaume ou quand Jean-Jules Soucy installe son biodame au lieu
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Par Guy Sioui Durand
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Visuels : François Bergeron
À Ville de la Baie, on joue en grande pompe et bénévolement La fabuleuse histoire du Royaume. Les retombées économiques pleuvent sur tout le Saguenay. A Montréal, le Biodôme des installations olympiques a été reconverti à la sauce environnementale, jumelé au Jardin Botanique et à l'Insectarium. La périphérie régionale et la métropole ont leurs pôles d'attraction. Jean-Jules SOUCY va les compresser dans un centre d'artiste situé entre les deux, à Québec. Biodôme, clame-t-il.
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