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Hommage à Goldmann

numéro 112
date 02/1971
magazine La Quinzaine Littéraire
périodicité bimensuel
Univers Littérature
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kiosque
  • Les animaux et les hommes — Par Roger D. Masters

    Imaginons que l'oeuvre scientifique de Newton fût presque totalement inconnue des savants français au moment de la vulgarisation de ses théories par Voltaire au XVIIIe siècle, et que ce fût à partir de cette vulgarisation uniquement qu'on discutât des conséquences scientifiques et philosophiques de la physique newtonienne.

  • Entretien avec Cabrera Infante et ses "Trois tristes tigres" — Par Albert Bensoussan

    Auteur d'un roman où tant de choses arrivent par trois, à commencer par les tigres du titre des tigres à Cuba? - vous ne serez pas surpris, je pense, si j'use de trois mots ou de trois concepts pour tenter d'éclairer le sens de votre livre: MIROIR, TRISTESSE, VERBE. N'êtes-vous pas, en effet, sensible à la spiritualité des nombres, à la Cabale, à l'ésotérisme?

  • La Conquête — Par Albert Bensowsan

    Le dernier livre de Miguel Angel Asturias nous ramène inlassablement aux Andes Vertes de son Guatemala natal, à « l'argent savonneux des fleuves» et aux « étincelantes cascades d'écumes» des montagnes, aux terres des Lacandons et des Mames que les Espagnols asservirent en 1525 sous le commandement du Conquistador Gonzalo Alvarado.

  • De l'ennui au divertissement — Par Anne Fabre-Luce

    Le Nouveau Roman nous a appris qu'on pouvait détruire un monde et en reconstruire un autre par le regard que l'on porte sur lui. Il semble bien que l'auteur des Soirs était particulièrement conscient de cette possibilité en publiant dès 1947, (deux ans avant les Tropismes de Nathalie Sarraute), le récit de dix journées dans la vie du jeune Fritz Van Egters.

  • Lumière nordique — Par Jacques-Pierre Amette

    Avant même d'être ouverts les romans se trouvent surchargés d'avis, d'opinions, empaquetés dans des louanges ou des critiques qui forment un brouillage déplorable. C'est particulièrement évident avec la Leçon d'Allemand de Siegfried Lenz.

  • Cinq plaquettes — Par Serge Fauchereau

    Ces cinq plaquettes totalisent-elles deux cent cinquante pages? Avec
    leur blanc insistant et quelques lignes par page, celui qui, indifférent à la poésie, les feuillette, ne peut imaginer qu'elles représentent pour chacun des auteurs plusieurs années de travail.

  • Un cri d'épouvante — Par Georges Nivat

    En 1923 un poète russe de trente-deux ans, en qui se résumaient tout l'hellénisme de la Renaissance russe du « Siècle d'Argent », et toute la pérennité ambiguë de la tradition juive, Ossip Mandelstam s'écriait à l'adresse du siècle.

  • Paul Celan

    Paul Celan, tragiquement disparu en mai 1970, était généralement considéré comme le meilleur poète de langue allemande de cet après-guerre. D'une famille juive de Roumanie, il avait choisi de traduire en allemand Rimbaud, Valéry, Essénine, Blok, et de publier dans cette langue ses propres poèmes, secrets et denses. Fixé à Paris, où il comptait de nombreux amis et admirateurs, il était lecteur à J'Ecole normale supérieure et ne fréquentait guère les milieux littéraires.