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Numéro 154

numéro 154
date 01/2012
revue La tête en noir
périodicité bimestriel
Univers Polar
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kiosque
  • Une Italie peinte au scalpel : D’acier par Silvia Avallone — Par Claude Mesplède

    Cette jeune italienne âgée à l’époque de vingt-quatre ans, a rencontré un grand succès dans son pays avec 350.000 exemplaires vendus, une adaptation cinématographique et a manqué de peu le prix Strega, l’équivalent du Goncourt français. Soyez prévenus, ce livre ne comprend aucun meurtre criminel, aucune enquête, aucun flic, ce n’est donc pas un polar mais par son exploration de l’Italie contemporaine, il s’affirme comme un roman social, un roman noir tels que les lecteurs français l’ont défini depuis belle lurette. L’action se déroule à Piombino, une ville ouvrière de la province de Livourne, en Toscane.

  • Deux serial qui leurrent — Par Michel Amelin

    Après la sortie chez First, voici la version poche du thriller guerrier de Mark Frost, Le Second Objectif, chez Pocket. Se basant sur des faits réels, l’auteur suit l’itinéraire d’un jeune soldat allemand, Bernie Oster, qui est né et a vécu son adolescence à New York avant de revenir dans la mère patrie à l’avènement du nazisme. Son père travaille chez IG Farben. Bernie, dont le cœur bat en secret pour l’Amérique, est réquisitionné pour faire partie d’un commando suicide...
    Si le sinistre Von Leinsdorf est qualifié de serial killer avec ses douze victimes en deux jours, Bill Floyd inscrit le sien dans la durée (douze victimes en dix ans) dans son roman J’ai épousé un Serial Killer paru lui aussi chez Pocket après une première édition chez Payot. L’originalité de ce premier roman, écrit par un homme, est qu’il adopte le point de vue d’une femme, en l’occurrence Leigh Wren, qui a changé de nom après la condamnation à mort de son mari, le beau, musclé et souriant Randy.

  • Statistiques — Par Claude Mesplède

    Rechercher la confirmation de certaines idées reçues a ceci de bon que l’on s’aperçoit alors qu’elles étaient fausses. En cette fin d’année, j’ai eu la curiosité d’aller jeter un œil sur les statistiques de la culture, domaine du livre. Ces chiffres établis par les services du ministère sont intéressants à plus d’un titre.

  • "Jour du fléau", de Karim Madani — Par Jean-Marc Laherrère

    Commençons par un nouveau venu à la Série Noire, Karim Madani et son Jour du fléau (Gallimard, coll. Série Noire - 2011). Paco Rivera, flic de la brigade des mineurs d’Arkestra est à la dérive. Depuis que Katia, l’indic dont il était amoureux, a été massacrée par des trafiquants colombiens, il tient grâce au mélange Jack Daniels-sirop pour la toux.

  • "L’Appât", de José Carlos Somoza — Par Jean-Marc Laherrère

    Le deuxième roman de cette chronique n’a rien à voir avec Le jour du fléau, si ce n’est la noirceur du propos. Il s’agit du nouveau roman de José Carlos Somoza, auteur espagnol inclassable, qui surprend ses lecteurs à chaque nouvel ou- vrage. C’est encore le cas avec L’Appât (El cebo, 2010, de José Carlos Somoza - Actes Sud - 2011, traduit l’espagnol par Marianne Million). Madrid quelque part dans un futur proche.

  • "Les fleurs de l’ombre", de Steve Mosby — Par Jean-Paul Guéry

    Le suicide imprévisible de son père découvert au pied d’un viaduc plonge Neil Dawson au cœur d’un troublant mystère. Totalement obsédé par le roman policier d’un de ses confrères écrivains édité vingt ans plus tôt, la victime avait entrepris des recherches sur une sordide histoire d’enfant martyre miraculeuse- ment soustraite à ses tortionnaires.

  • "Les griffes du passé", de Walter Mosley — Par Jean-Paul Guéry

    Détective privé noir et désabusé de New York, Leonid McGill, 54 ans, cumule une impressionnante série de problèmes personnels qui sapent son moral et perturbent son travail.

  • "Le Dernier contrat", d’Olivier Maulin — Par Jean-Paul Guéry

    Un tueur à gages désabusé mais toujours efficace qui a rendez-vous pour un contrat découvre le cadavre de son futur patron une balle entre les deux yeux et est obligé d’effacer deux porte-flingues qui l’attendaient. Remontant la piste, il finit par découvrir celui qui voulait l’engager et qui n’est autre que l’opposant n°1 d’un régime en complète décomposition.

  • "Quelque chose pour le week-end", de Sébastien Gendron — Par Jean-Paul Guéry

    Conseiller financier de la Barclays récemment mis à la retraite, Lawrence coule des jours paisibles dans sa maison de Kirkbay, North Yorkshire, Royaume-Uni. Paisibles n’est peut-être pas l’adjectif le plus approprié pour désigner ses relations avec son épouse Lynn, une chieuse de première qu’il supporte depuis beaucoup trop d’années.

  • Les Diamants sont éternels, Giorgio Scerbanenco aussi. — Par Christophe Dupuis

    « En 1965, un coup de tonnerre éclate dans la ronronnante et désuète faune du roman policier italien. Ce coup de tonnerre a nom Giorgio Scerbanenco. Quatre ans plus tard, le 27 octobre 1969, tandis qu'il s'apprête à quitter Milan pour Lignano, en compagnie de son épouse et de ses deux filles, il est subitement terrassé par unev crise cardiaque.

  • Grand Prix 2011 du Meilleur Polar des lecteurs de Points — Par Jean-Paul Guéry

    Décerné (pour la seconde année) par un jury composé de quinze libraires ou critiques littéraires et de vingt lecteurs, le Prix du meilleur polar des lecteurs de Points a été décerné à Cotton Point de Pete Dexter, un formidable roman noir américain paru chez Denoël et réédité en poche en février dernier dans l’excellente collection Points Policiers.

  • " Ne vous retournez pas", de Maud Tabachnik — Par Jean-Paul Guéry

    Flic new-yorkais exceptionnel, Stan Levine avait autrefois défié un serial killer qui, en représailles, avait enlevé et assassiné sa fille, provoquant l’éclatement de son couple.

  • "Une irrépressible et coupable passion", de Ron Hansen — Par Jean-Paul Guéry

    New York, 1925. Superbe jeune femme de trente ans, Ruth Snyder ne supporte plus son mari Albert, 46 ans, un goujat violent et inquiétant.

  • "La ville des enfants perdus", de Jennifer McMahon — Par Jean-Paul Guéry

    Le kidnapping en plein jour d’une fillette sagement assise dans l’automobile familiale garée devant une supérette suscite une grande émotion parmi les habitants de la petite ville de Pike’s Crossing (USA).

  • "Miséricorde", de Jussi Adler Olsen — Par Jean-Paul Guéry

    Rescapé d’une fusillade qui le priva de ses deux collègues et accablé de culpabilité, l’inspecteur Carl MØrck de la police criminelle de Copenhague n’est guère opérationnel. On lui confie pourtant la responsabilité d’un nouveau service chargé de rouvrir d’anciennes enquêtes jamais élucidées.

  • "Le deuil et l’oubli", de John Harvey — Par Jean-Paul Guéry

    La libération anticipée d’un pédophile des Cornouailles préoccupe Will Grayson, l’inspecteur qui l’avait arrêté quelques années plus tôt. Persuadé que l’homme est un multirécidiviste qui a su échapper aux policiers, Will réactive l’enquête concernant des crimes sur mineures non élucidés.

  • Furieusement Vargas — Par Jean-Hugues Villacampa

    Je suis un immense fan de Fred Vargas et je me rends compte avec stupeur que la seule chronique que j’ai réalisé sur cet auteur hors du commun était... négative. Bon, il est vrai que j’avais des excuses : le roman chroniqué, Sous les vents de Neptune souffrait d’une invraisemblance scénaristique. Mais, être bouquiniste ayant ses qualités, je me rendais compte que parmi les pauvres lecteurs / hères qui cherchent désespérément la sortie de ma boutique, l’unanimité n’avait pas du tout remarqué cette anomalie et se contentait de hocher la tête à l’aide de « Ah oui, c’est vrai » quand je détaillais.

  • Un nouveau roman du Saumurois Samuel Delage — Par Jean-Paul Guéry

    Né en 1978 à Angers, Samuel Delage a passé toute son enfance à St Clément des Levées dans le Saumurois avant d’entreprendre des études d’ingénieur en informatique à St Barthélemy d’Anjou. Il vit aujourd’hui à Nantes où il partage son temps entre son métier d’ingénieur et architecte spécialisé dans les systèmes d'informations et l’écriture de romans.

  • Renée Bonneau : Meurtre au cinéma forain. (Sur les pas de Méliès) — Par Paul Maugendre

    En ce mois de juin de l’année 1902, les vues animées, qui aujourd’hui sont appelées tout simplement films, prenant le nom du support sur lesquelles elles étaient imprimées, détrônent peu à peu les dioramas et les musées anatomiques. Les badauds qui se pressent à la foire de Neuilly-sur-Seine, fête qui fait suite à la foire du Trône, forment une longue file d’attente devant les cinématographes sous chapiteau.

  • "L'heure d'avant", de Colin Harrison — Par Gérard Bourgerie

    Après Havana Room, Manhattan nocturne, et La Nuit descend sur Manhattan, voilà un nouvel opus de Colin Harrison. Si ce roman est court, il n’en n’est pas moins attachant. L’auteur prend un homme très banal, avec une vie sans histoires et le lance dans une enquête qui n’est pas ordinaire.