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Bright Star

numéro 1967
date 01/2010
revue Les Fiches du Cinéma
périodicité bimensuel
Univers Cinéma
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kiosque
  • Adam (Adam) de Max Mayer — Par Pierre-Simon Gutman

    À travers une histoire d’amour touchante mais
    contrariée, Adam évoque le syndrome d’Asperger
    dans une vision débarrassée des clichés, mais
    malheureusement prisonnière d’un récit bien trop
    poli et efficace pour vraiment retenir l’attention

  • Agora (Agora) de Alejandro Amenábar — Par Nathalie Zimra

    Amenabár tend un fil(m) entre les premiers temps
    de l’ère chrétienne et le monde d’aujourd’hui,
    et montre les bégaiements de l’histoire. Ce faux
    péplum est une réflexion beaucoup plus subtile
    qu’il y paraît sur les mécanismes de l’intolérance.

  • Bliss (Whip It) de Drew Barrymore

    Au grand dam de sa mère, une adolescente décide
    de prendre sa vie en main. Avec Bliss, Drew Barrymore
    passe derrière la caméra et y apporte un vrai vent
    de folie : liberté, passion, enthousiasme et esprit
    d’initiative. Une jolie réussite.

  • Bright Star (Bright Star) de Jane Campion — Par Michel Berjon

    Sujet risqué que l’amour malheureux de Keats,
    le grand poète romantique anglais, pour sa voisine !
    Heureusement, J. Campion l’assume et le transcende,
    en toute liberté. Un vrai plaisir des sens, et aussi
    une méditation sur la poésie et le sens de la vie.

  • Gigantic (Gigantic) de Matt Aselton — Par Leïla Gharbi

    Une fantaisie qui célèbre l’amour et les rêves avec
    humour... Des personnages fantasques ou maladroits
    s’y débrouillent comme ils peuvent avec leur vie
    tantôt absurde, tantôt géniale. Tous les ingrédients
    sont ici réunis pour une agréable surprise.

  • Just Another Love Story (Kærlighed pa film) de Ole Bornedal — Par Pierre-Simon Gutman

    Un père de famille prend par accident la place
    d’un autre. Sur cette base, l’auteur du Veilleur
    de nuit livre un drame en forme de thriller.
    Le résultat est assez convaincant mais, par son refus
    de quitter le film de genre, demeure superficiel.

  • Padre nuestro (Padre Nuestro / Sangre de mi Sangre) de Christopher Zalla — Par Patrick Flouriot

    Pedro va rejoindre à New York Diego, son père, qu’il
    n’a jamais rencontré. Un autre immigrant clandestin,
    Juan, lui vole ses affaires et se fait passer pour lui auprès de Diego. Un matériau intéressant, mal pris en charge par un récit qui se disperse.

  • Le Siffleur de Philippe Lefebvre — Par Marine Quinchon

    Considéré comme un “mou”, Armand laisse la place
    à son frère Maurice pour sauver son restaurant
    préféré. Un premier film à l’image léchée et
    aux dialogues séduisants, mais qui souffre parfois
    d’une interprétation un peu trop caricaturale.

  • Une vie toute neuve [Yeo-haeng-ja] de Ounie Lecomte — Par Marine Quinchon

    Abandonnée par son père dans un orphelinat, Jinhee se révolte avant de se lier d’amitié avec Sookhee, une de ses camarades. Ounie Lecomte signe un premier film subtil et touchant sur les blessures de l’enfance. Une vraie réussite.

  • Black Dynamite (Black Dynamite) de Scott Sanders — Par Rocco Labbé

    €

  • Blindés (Armored) de Nimród Antal — Par Michael Ghennam

    Des convoyeurs de fonds décident de détourner leur
    chargement. Mais leur fébrilité et les circonstances
    vont convaincre la jeune recrue de les en empêcher.
    Une série B assumée, placée sous le signe de l’efficacité. Malgré les clichés, l’ensemble fonctionne plutôt bien.

  • La Dame de trèfle de Jérôme Bonnell — Par Christian Berger

    Depuis Le Chignon d’Olga, J. Bonnell est un auteur
    à suivre. Filmant comme personne la folie douce et
    l’émancipation, il divise en s’attaquant au cinéma de
    genre. Il prouve aussi qu’il est un admirable directeur d’acteurs, auquel il manque encore un “lâcher-prise”.

  • Invictus (Invictus) de Clint Eastwood

    Eastwood ne lâche pas sa thématique du racisme.
    Il se déplace cette fois en Afrique du Sud, lors de
    la présidence de Mandela, et, utilisant comme
    métaphore un exploit sportif, signe une ode à la
    tolérance. Un Eastwood toujours à hauteur d’homme.

  • Mr. Nobody de Jaco van Dormael — Par Michael Ghennam

    Nemo est le dernier homme encore en mesure de
    mourir. Il tente de se souvenir de sa vie, des trois
    femmes qui l'ont marqué, des moments charnières
    où sa vie a, maintes fois, basculé. Fable existentielle, Mr. Nobody échoue sous le poids de ses ambitions.

  • La terre de la folie de Luc Moullet — Par Patrick Flouriot

    Luc Moullet s’intéresse aux accès de folie
    meurtrière ayant eu lieu dans la région originaire
    de sa famille. De son ton imperturbable et de son extrême précision naît un comique
    décalé, décapant, décarrant.

  • Tsar (Tsar) de Pavel Lounguine — Par Christian Berger

    La folie mystique et sanguinaire d’Ivan le Terrible
    terrorise la Russie. Son ancien ami, le patriarche
    Philippe, s’y oppose. En vain. Pavel Lounguine se
    confronte au tsar mythique, dans un film grandiose
    et puissant, d’une violence parfois insoutenable.

  • Une petite zone de turbulences de Alfred Lot — Par Michel Berjon

    Un jeune retraité marie sa fille et tout se dérègle
    autour de lui. Écrit et interprété par Michel Blanc,
    qui fait du Michel Blanc, plus hypocondriaque que
    jamais. On s’amuse, mais c’est un peu trop théâtral
    et fabriqué, et les bourgeois font leur cinéma.

  • A Serious Man (A Serious Man) de Joel & Ethan Coen — Par Pierre-Simon Gutman

    Les Coen retournent aux sources et évoquent leur
    père, à travers un professeur dans les années 1960
    confronté à une crise et à un questionnement
    existentiel. Une comédie acide, personnelle et
    inconfortable, qui s’adresse aux fans purs et durs.

  • Les Barons de Nabil Ben Yadir

    Les Barons sont quatre amis qui pensent que chaque pas que l’on fait sur cette Terre est compté et nous rapproche fatalement de notre fin. Un film qui mélange avec plaisir les tons et, en fin de compte, séduit. Sympathique et touchant.

  • City Island (City Island) de Raymond De Felitta — Par Marguerite Debiesse

    Dissimuler aux siens ses aspirations, ses attirances
    ou ses bévues est une spirale dangereuse. C’est
    ce qu’expérimente une famille dans cette comédie
    bien menée, à laquelle il ne manque qu’une mise
    en scène plus brillante pour être totalement réussie.

  • Complices de Frédéric Mermoud — Par Christian Berger

    L’idylle entre Vincent et Rebecca s’est terminée
    dans le drame. Les enquêteurs, Hervé et Karine, ont
    été marqués par l’affaire. Un premier film qui joue
    habilement avec les codes du polar, mais pêche
    par un exhibitionnisme aussi complaisant qu’inutile.

  • Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar

    Une série de bulles, graphiques mais sans consistance, parcourant la vie de Gainsbourg. À défaut de faire un choix tranché entre le biopic officiel genre Ray et la rêverie arty façon I’m Not There, le film tombe dans le fossé qui sépare ces deux approches.

  • Où sont passés les Morgan ? (Did You Hear About the Morgans ?) de Marc Lawrence — Par Michael Ghennam

    Un couple très moderne et citadin, témoin d’un
    meurtre, se rabiboche au contact des ours et des
    “rednecks” du Wyoming... Le duo Lawrence-Grant
    du Come-back fait cette fois appel à S.J. Parker,
    pour un résultat plaisant mais moins drôle.

  • Shirin (Shirin) de Abbas Kiarostami — Par Roland Hélié

    Le nouveau film d’Abbas Kiarostami repose sur un
    dispositif totalement inédit. Le résultat est déconcertant, cela va de soi. Shirin n’en est pas moins un film d’une richesse insensée, qui regarde le cinéma les yeux dans les yeux. Et comme le soleil, ça peut être mortel.