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Oncle Boonmee

numéro 1989
date 09/2010
revue Les Fiches du Cinéma
périodicité bimensuel
Univers Cinéma
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kiosque

À une semaine d’intervalle, sortent deux films qui ont marqué le dernier festival de Cannes. Aujourd’hui, bien sûr, Oncle Boonmee, dont la réputation tient pour l’instant aux réactions houleuses suscitées par la Palme d’Or qui lui a été décernée (“La Palme de l’ennui”, lisait-on). Une semaine plus tard, nous pourrons voir Des hommes et des dieux, Grand Prix du Jury accueilli là-bas de façon beaucoup plus consensuelle.

  • American Trip de Nicholas Stoller — Par Simon Gutman

    American Trip reprend un personnage secondaire du film Sans Sarah, rien ne va, rock star anglaise mégalo et touchante, et le confronte à un naïf Américain. Un classique “buddy movie”, sauvé par ses comédiens et par la sincérité de son hommage au rock.

  • Oncle Boonmee Celui qui se souvient de ses vies antérieures de Apichatpong Weerasethakul — Par Roland Hélié

    Palme d’Or controversée et fluide continuité de l’une des œuvres les plus singulières de l’époque, voici Oncle Boonmee. Inverse d’un film intellectuel, il vous demande de lâcher la raison pour vous abandonner à la sensation. Accéder à sa grâce est à ce prix.

  • Piranha de Alexandre Aja — Par Nicolas Marcadé

    Une relecture en 3D du Piranhas de Joe Dante (1978), qui voudrait avoir l’énergie impertinente d’une petite série B contre-culturelle, tout en ayant les moyens d’un gros divertissement conservateur. Un pur produit de l’époque en somme...

  • Rudo et Cursi de Carlos Cuarón — Par Nathalie Zimra

    Une histoire tragicomique de haine - et donc forcément d’amour - entre deux frères issus d’une famille mexicaine, rurale et pauvre, et qui veulent devenir riches et célèbres. Ce film fait entre copains ne manque pas de facilités et de maladresses, mais reste attachant.

  • Submarino de Thomas Vinterberg — Par Roland Hélié

    Submarino, réalisé par Thomas Vinterberg, ex-trublion du cinéma danois, égrène les stations du douloureux chemin de croix qu’empruntent deux frères à la suite d’un drame affreux. Attention cependant : cet éprouvant calvaire peut devenir celui du spectateur.

  • Benda Bilili ! de Renaud Barret et Florent de La Tullaye — Par Marine Quinchon

    De 2004 à aujourd’hui, deux réalisateurs ont suivi le quotidien d’un groupe de musiciens paraplégiques de Kinshasa. Né dans la misère, Benda Bilili ! est, comme son nom l’indique, “au-delà des apparences“ : un film sur la joie, l’espoir et l’humanité.

  • Le Dernier été de la Boyita de Julia Solomonoff — Par Marine Quinchon

    En vacances dans le ranch paternel, Jorgelina découvre que son ami d’enfance, Mario, commence à se cacher d’elle. Julia Solomonoff filme les prémices de l’adolescence avec tact, en révélant au passage deux jeunes acteurs épatants.

  • Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois — Par Cyrille Latour

    Autour de l’enlèvement des moines cisterciens de Tibhirin, Xavier Beauvois tisse une œuvre inattendue, à la fois dépouillée et lyrique, où s’entremêlent politique et religieux, doute et foi. Une troupe d’acteurs admirablement investis pour un film intense.

  • Twelve de Joel Schumacher — Par Camille Lebert Loiret

    À travers un scénario choral, Joel Schumacher dépeint les ravages de la drogue chez les jeunes des hautes sphères de la société new-yorkaise. La description est parfois bien vue, le message véhiculé par une mise en scène efficace, mais tout cela ne va pas bien loin.

  • Une Chinoise de Xiaolu Guo — Par Marguerite Debiesse

    Le trajet d’une jeune chinoise fuyant sa future condition de paysanne pour l’excitation de la cité, puis pour l’Angleterre. Ce récit nous est offert dans une réalisation à mi chemin entre le naturalisme et l’abstraction qui ne convainc pas pleinement.