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Shame

numéro 2017
date 11/2011
revue Les Fiches du Cinéma
périodicité bimensuel
Univers Cinéma
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kiosque

Ça déborde ! - On le voit aujourd’hui dans de nombreux secteurs, quand une machine s’emballe il est bien difficile de la faire rétrograder. Pour le cinéma, voilà près de dix ans qu’on alerte de toutes parts sur l’augmentation incessante du nombre des sorties et sur le raccourcissement de la durée de vie des films en salles. Et pourtant, l’inflation se poursuit inexorablement. 47 films sont annoncés pour les trois semaines que couvrent ce numéro. Entre 14 et 18 sorties par semaine ! C’est trop pour l’emploi du temps de n’importe quel spectateur. C’est trop pour les salles de n’importe quelle ville de France. C’est trop pour les pages de n’importe quelle revue. C’est trop pour nous. (...)

  • Twilight - Chapitre 4 : Révélation (1ère partie) (The Twilight Saga : Breaking Dawn - Part 1) de Bill Condon — Par Michael Ghennam

    Dans Révélation, Bella et Edward se disent enfin oui ! Mais les justes noces vont avoir des conséquences surnaturelles imprévisibles... Trop consensuelle, sans style et sans rythme, cette première partie assomme le spectateur par la lourdeur de son “message”.

  • Les adoptés de Mélanie Laurent — Par Michel Berjon

    L’équilibre d’une famille très féminine est bouleversé par l’irruption d’un homme. Pour son premier long métrage, Mélanie Laurent nous offre une comédie généreuse et inspirée, mais son “film de femmes” extravagant exploite trop souvent le pathos.

  • L'art d'aimer de Emmanuel Mouret — Par Camille Lebert Loiret

    L’Art d’aimer, composé de petites fables légères autour de l’amour, est une sorte de conte moral moderne, agréable mais un brin foutraque pour être vraiment percutant. Les amateurs retrouveront tout de même la patte inimitable d’Emmanuel Mouret.

  • Black Blood de Miaoyan Zhang — Par Thomas Fouet

    Nord-Ouest de la Chine, dans le courant des années 1990. Un couple de paysans pauvres croit entrer dans la modernité en ouvrant une banque de sang. Une oeuvre hors normes, épure formelle et charge politique, qui travaille le trivial comme un matériau poétique.

  • Le Casse de Central Park (Tower Heist) de Brett Ratner — Par François Barge-Prieur

    Brett Ratner réunit pour la première fois Ben Stiller et Eddie Murphy, dans une comédie d’action sur fond de scandales financiers à Wall Street. Mêlant étrangement le sérieux et le loufoque, Le Casse de Central Park ne convainc qu’à de rares moments.

  • Donoma de Djinn Carrénard — Par Roland Hélié

    Produit avec 150 euros, hissé à la force du poignet jusqu’aux écrans, après avoir fait le tour des festivals, le premier long métrage de Djinn Carrénard est un cas d’école passionnant, une remarquable leçon de détermination et tout simplement un excellent film.

  • Mission : Noël Les Aventures de la famille Noël (Arthur Christmas) de Sarah Smith — Par Rocco Labbé

    La famille Noël est “presque” une famille comme les autres. À ce détail près qu’il faut, chaque année, organiser la livraison des cadeaux pour tous les petits enfants du monde ! Un film d’animation britannique déjanté et percutant, pour les petits et les grands !

  • Or noir (Black Gold) de Jean-Jacques Annaud — Par Michael Ghennam

    J-J. Annaud se frotte à l’adaptation d’un roman de Hans Ruesch, projet de coeur du producteur Tarak Ben Ammar depuis plus de 30 ans. Le cinéaste séduit par sa vision éclairée de l’Arabie autant qu’il déçoit par son incapacité à insuffler au film un souffle épique.

  • Les Révoltés de l’île du Diable (Kongen av Bastøy) de Marius Holst — Par Iris Brey

    Institution de Bastøy, hiver 1915. Deux jeunes détenus arrivent sur l’île. Ils bousculeront la vie du pensionnat, réveillant les consciences, déstabilisant les notions d’autorité et de justice. En résultera une révolte historique en Norvège. Poignant.

  • Time Out (In Time) de Andrew Niccol — Par Anne Berjon

    A. Niccol revient à la science fiction en imaginant, dans un futur proche, une lutte des classes où le temps a remplacé l’argent. Si le résultat est en deçà de ce concept très fort, Time Out reste un séduisant et efficace film d’anticipation et d’aventures.

  • Tous au Larzac de Christian Rouaud — Par Michel Berjon

    Les paysans du Larzac ont passé dix ans à lutter contre l’État. Christian Rouaud parvient vraiment à rendre leur histoire attrayante et instructive, en lui donnant une force subversive persistante, celle des Indignés. Gardarem lo Larzac !

  • Americano de Mathieu Demy — Par Chloé Rolland

    Musique de Delerue, images de Varda, personnage de Demy… sont les ingrédients du cocktail Americano concoté par Mathieu Demy pour son premier long métrage. Puissante nostalgie et charme émancipateur en sont les (beaux) effets secondaires.

  • Le chat Potté (Puss in Boots) de Chris Miller — Par Michael Ghennam

    Avant de surgir dans les pattes de Shrek, le Chat Potté a vécu moult aventures épiques... Chris Miller (Shrek le Troisième) nous fait découvrir celle qui fit de lui un héros, dans un film vif, léger et rythmé. Décidément, ce félin a du chien !

  • Le Cheval de Turin (A Torinói ló) de Béla Tarr — Par Thomas Fouet

    Après avoir déployé, deux heures durant, l’ordinaire de son cinéma - lequel s’avère de haute volée -, Béla Tarr accomplit, en une poignée de plans - qui sont également, à l’en croire, les tout derniers de sa carrière -, un geste fort, présomptueux, magistral.

  • Footnote (Hearat Shulayim) de Joseph Cedar — Par François Barge-Prieur

    Primé pour son scénario à Cannes, Footnote décrit la rivalité entre un père et son fils : deux éminents chercheurs spécialisés dans l’étude du Talmud. Sous ses faux airs de comédie, le film livre une réflexion profonde et acide sur les rapports humains.

  • Hara-Kiri, Mort d’un samouraï (Ichimei) de Takashi Miike — Par Cyrille Latour

    Un samouraï désargenté demande à accomplir un suicide rituel dans l’espoir de susciter la pitié. Revisitant un classique japonais, T. Miike mêle Ozu, Mizoguchi et le chanbara. Son cinéma s’assagit et en ressort à la fois plus poétique et plus ambigu.

  • The Lady de Luc Besson — Par Anne Berjon

    Luc Besson retrace de manière très simpliste et emphatique le combat de Aung San Suu Kyi contre la dictature militaire birmane et, préférant se concentrer sur sa vie familiale sacrifiée, il ne parvient pas à donner vie à des personnages trop parfaits.

  • Les Lyonnais de Olivier Marchal — Par Delphine Cazus

    Vidal a une vie rangée. Pourtant, lorsque son vieux complice Suttel est arrêté, les souvenirs d’une vie passée resurgissent : celle où il était le chef du fameux gang des Lyonnais. Poseur et peu habité, le nouveau film d’Olivier Marchal déçoit.

  • Rhum Express (The Rum Diary) de Bruce Robinson — Par Simon Gutman

    Johnny Depp retrouve le rôle de Hunter S. Thompson dans un récit inspiré par les tumultueuses années de formation de l’écrivain. Le résultat, signé par le revenant Bruce Robinson (Jennifer 8), est un mélo hollywoodien vieille manière, étonnamment classique.

  • Carnage de Roman Polanski — Par Thomas Fouet

    Leurs enfants s’étant battus, deux couples décident de régler l’incident “entre gens civilisés”. Mais la rencontre vire bientôt à l’affrontement... D’après la pièce de Yasmina Reza, une parenthèse mineure, mais souvent jubilatoire, dans l’oeuvre de Polanski.