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Préhistoire de religions

numéro 45
date 07/2012
revue Religions & Histoire
périodicité bimestriel
Univers Histoire
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kiosque

Dans ce dossier estival, nous vous proposons de remonter le temps jusqu’aux origines de l’humanité. Parcourant les centaines de milliers d’années qui ont vu s’éveiller la conscience humaine et ses diverses manifestations, tant culturelles que techniques, nous observerons l’émergence et la constitution des religions. Par «religion», il faut entendre l’ensemble des croyances et pratiques mises en œuvre par l’homme pour établir un lien entre lui-même et un au-delà plus ou moins clairement pressenti. Retrouver les traces de ces premiers comportements est délicat en l’absence de sources écrites; nombre d’hypothèses sont émises, peu de certitudes acquises.

  • Aux sources des religions — Par M. Otte

    Toute société humaine fonctionne par la constante interaction entre deux sphères symboliques, aussi radicalement différentes que rigoureusement complémentaires: le social et le mythique. Ici ou là, jadis ou demain, d’infinies variations affectent les sinuosités de cet axe et définissent la formule choisie, par une ethnie isolée ou un empire millénaire.

  • Les comportements religieux au Paléolithique inférieur — Par E. Carbonell I Roura

    Durant la période du Paléolithique inférieur, les hominidés étaient-ils déjà capables de manifester une pensée de type religieux? Nos lointains ancêtres faisaient-ils la distinction entre la vie et la mort, au point d’instituer une forme de rite, d’action sociale envers les morts? L’étude du site archéologique espagnol de la Sima de los Huesos ouvre de passionnantes pistes de réflexion à ce sujet.

  • Les comportements religieux au Paléolithique moyen — Par B. Maureille

    On sait que les populations du Paléolithique moyen inhumaient leurs morts. Grâce à l’étude de divers sites liés aux Hommes anatomiquement modernes ou aux Néandertaliens, on peut discuter la variabilité de leurs pratiques funéraires, même si leurs croyances, leurs motivations exactes nous demeurent inaccessibles.

  • L'animal dans l'univers mental des Néandertaliens — Par M. Patou-Mathis

    Au cours des temps originels et probablement même dès l’apparition de l’humanité, de nombreux peuples ont vénéré les animaux pour leurs vertus, réelles ou attribuées. À travers les rites, certains d’entre eux ont fait l’objet de dévotion, de sacrifice ou de proscription. Grâce aux vestiges matériels découverts dans les gisements archéologiques, on peut restituer les comportements économiques et parfois sociaux des Néandertaliens. Mais il est plus difficile d’appréhender leurs systèmes de valeurs cultuels, et notamment la place dévolue aux animaux dans leurs croyances.

  • Les religions au paléolithique supérieur — Par M. Otte et J.Clottes

    Les hommes du Paléolithique supérieur ont laissé de nombreuses traces de leur existence. Parmi elles, celles relatives à des croyances de type religieux, métaphysique, ne sont pas les moindres. À travers l’étude de vestiges sculptés ou peints et de sépultures, on peut renouer avec un univers de la pensée chamanique qui n’est pas sans rapport avec celui que les ethnologues étudient encore à l’époque contemporaine.

  • Au Magdalénien, ni Vénus ni Dames — Par D.Leesch

    Depuis plus d’un siècle, les figurations féminines de la préhistoire fascinent, interpellent et déconcertent tantôt par leur naturalisme, tantôt par leur schématisme. Les tentatives pour répondre à la question du sens qui leur fut attaché ont donné lieu à des spéculations aussi variées que les regards qui s’y sont posés : théologique, artistique, technologique, ethnologique, psychanalytique, philosophique, érotique, gynécologique, féministe ou politique. Souvent considérées comme la stylisation extrême d’une symbolique déjà plurimillénaire, les images féminines du Magdalénien sont l’occasion d’un retour sur la question d’une (im-)possible exploitation de ces vestiges pour accéder à la connaissance d’une religion préhistorique.

  • Signorelli, d'une ville à l'autre — Par Virginie Lérot

    La verte Ombrie est une terre d’art et de culture. Parmi les maîtres qu’elle a enfantés, Luca Signorelli (vers 1445 - 1523). Si cet artiste n’a suscité que peu d’expositions monographiques jusqu’à aujourd’hui, il est cette année l’objet d’une manifestation d’envergure intitulée «Luca Signorelli, de ingegno et spirto pelegrino» («du génie et de l’esprit pèlerin»), selon la description qu’en fit Giovanni Santo, le père de Raphaël. On y découvre une oeuvre puissante, à la fois ancrée dans son temps et porteuse d’inquiétudes et d’interrogations intemporelles.

  • Les templiers entre histoire et légende — Par Virginie Lérot

    En cette année 2012, le conseil général de l’Aube et les Archives nationales proposent au public une exposition didactique et plaisante sur le célèbre ordre du Temple, fondé par le Champenois Hugues de Payns à Jérusalem en 1120 et supprimé par le pape Clément V il y a tout juste 700 ans, à l’issue du concile de Vienne. À travers une cinquantaine de pièces mises en valeur par une remarquable scénographie, le visiteur apprendra tout de ces légendaires chevaliers.

  • Rousseau et la religion — Par Virginie Lérot

    En cette année où l’on célèbre le tricentenaire de la naissance de Rousseau, le musée Calvin de Noyon, dans l’Oise, propose un aperçu original de l’influence du calvinisme sur la vie et l’oeuvre religieuse, politique, morale et philosophique du Genevois venu en France.

  • Le totémisme — Par C.Campergue

    Forgée par les anthropologues britanniques, la notion de totémisme a été débattue par des générations de chercheurs appartenant à divers courants (évolutionnisme, fonctionnalisme, culturalisme, structuralisme), et ses contours sont mouvants en raison de l’hétérogénéité de ses réalisations pratiques. Notion-valise, outil conceptuel, forme primitive de la religion, stade universel du développement humain, simple système classificatoire, qu’est vraiment le totémisme?

  • Temples du Rajasthan — Par Virginie Lérot et J.Hampé

    Le Rajasthan, «pays des rois», est situé au nord-ouest de l’Inde, à la frontière avec le Pakistan. Sa population, majoritairement hindoue, comprend également des musulmans, des sikhs et des jaïns, ces deux derniers groupes étant toutefois très minoritaires. Connu dans le monde entier pour son riche patrimoine culturel et artistique, cet État est semé de temples, somptueux témoins de l’histoire, de la culture et des arts indiens. Voyage en images dans quatre sites exceptionnels de l’hindouisme et du jaïnisme.

  • Eznik de Kolb — Par B. Outtier

    Eznik l’Arménien n’est habituellement pas retenu dans la liste, d’ailleurs mouvante, des Pères de l’Église. Pourtant, par son oeuvre de traduction des Écritures et des Pères et son travail d’apologiste, il a joué un rôle important dans l’histoire du christianisme.