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Simone Forti & Charlemagne Palestine

numéro 51
date 03/2002
magazine Revue et corrigée
périodicité trimestriel
Univers Musique
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kiosque
  • Cross Note: Carnet de croquis — Par Dominique Grimaud

    "Le Journal d'Information Parlé" de Jean-Christophe Camps est une proposition artistique extraordinaire. Comme toutes les propositions géniales, elle repose sur des schémas simples et efficaces : Jean-Christophe Camps fait un enregistrement audio du journal télévisé de 20 heures, le diffuse et le commente. Comme il fait cela avec beaucoup d'humour, on rit. Mais plus il décortique, plus le rire devient crispé.

  • Photo-légende — Par Gérard Rouy

    A soixante-huit ans, le saxophoniste Steve Lacy décide de quitter sa base d'opération parisienne (son "asile culturel") et de retourner vivre aux Etats-Unis après un séjour de trente-cinq ans en Europe, saisissant l'offre qui lui est faite d'enseigner au prestigieux New England Conservatory de Boston dès la rentrée de septembre. En France, semble-t-il, tout le monde s'en fout. Pourtant, l'événement est de taille.

  • Compartiment rumeurs — Par Paul-Yves Bourrand

    Très tôt, il fut gagné par la terreur morbide de se transformer en machine. Surveillance de tous les instants, il s'efforça alors de varier quotidiennement ses désordres, ses déplacements, pour que son existence ne soit réduite à une succession de tics, de comportements répétitifs.

  • Interview de Simone Forti et Charlemagne Palestine — Par Alexandra Baudelot

    Dans le cadre des soirées nomades, la fondation Cartier à Paris accueillait en janvier dernier une étape "d'Illumination", un travail d'improvisation amorcé en 1970 par Charlemagne Palestine et la chorégraphe performeuse Simone Forti. Un croisement du genre musical et chorégraphique où le mouvement s'ancre dans la physicalité des sons, et le son dans le geste essentiel de ces deux interprètes.

  • Interview d'Isabelle Bassil et de Laurent Grappe — Par Jean-Christophe Camps

    Soyons clair sur le fait que nous sommes amis ; que nous avons joué et jouons actuellement ensemble. Nous sommes voisins, et avons monté, ensemble, le collectif Nagrala, pour explorer des formes de diffusion sonore hors concert, et interroger le rapport entre émission et réception. Un dimanche après-midi, à Montblanc, nous avons discuté Laurent Grappe, Isabelle Bassil et moi, dans le but de recueillir les propos, puis de les mettre sur papier pour Revue & Corrigée.

  • Interview de Klimpereï — Par Philippe Robert

    "Il faut des années pour trouver l'enfance en soi. Au départ, on est vieillard. N'est pas naïf qui veut" écrivait Alechinsky. Cette réflexion, le peintre pilier du mouvement Cobra se l'était faite en mettant en parallèle les oeuvres d'artistes reconnus en tant que tels et le travail de singuliers outsiders comme le Facteur Cheval dont il découvrait, après Dubuffet, qu'ils faisaient de l'art avec une pertinence rare, même sans le savoir.

  • Interview de John Duncan — Par Boris Wlassoff

    John Duncan est peu visible en France et trop souvent réduit à la seule évocation du noise ou de la musique industrielle. Or, s'il est certes l'auteur d'un "Riot" injurieux dont le Japon fit grand cas, ceci rend peu compte de son oeuvre depuis 20 ans... Auteur d'une performance historique "Blinddate", devenue jalon limite d'un art corporel extrême, musicien du collectif d'improvisateurs déjantés LAFMS, puis fin 70, producteur avec l'artiste Paul Me Carthy d'une fameuse émission de radio expérimentale, vers 1985, il s'installe au Japon et réalise des vidéos pornographiques novatrices pour l'intelligence avec laquelle elles intègrent au genre un contexte social de violence et de désir, vraies racines du pouvoir.