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L'Europe de Saint Benoit
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Par Philippe Maxence
L’abbaye bénédictine de Solesmes fête son millénaire, tandis que Cluny, son ancienne maison mère qui rayonna sur tout l’Occident médiéval et aujourd’hui transformée en centre culturel, célèbre son onze centième anniversaire. Mais le monachisme occidental est beaucoup plus ancien. Il remonte à saint Benoît de Nursie, fondateur, en 529, du monastère du Mont-Cassin, en Italie, et rédacteur de la règle qui devait régir, après lui, les établissements monastiques de la chrétienté européenne, puis au-delà. Héritier de la culture gréco-latine, ayant opéré la synthèse entre Athènes, Rome et Jérusalem, ayant recueilli ce qui, dans l’ancien paganisme, était resté conforme aux lois éternelles de la nature, et dans celle-ci, de la nature humaine, l’enrichissant de sa propre expérience, le monachisme bénédictin contribua puissamment à façonner le visage de l’Europe. De manière à ce que, selon le mot de Gustave Thibon, « le temporel [soit] sans cesse irrigué par l’éternel ». Aujourd’hui incompris, bien que généralement considéré avec sympathie, il maintient la flamme face à une postmodernité gouvernée par les seules valeurs marchandes. Et n’a peut-être pas dit son dernier mot.
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Solesmes, “La vie monastique rend toujours service à l’unité de l’Europe”
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Par Pierre-Alexandre Bouclay
Entretien avec les pères Paul-Alain Rochon et Thierry Barbeau
Mille ans après sa fondation, l’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Solesmes demeure l’un des principaux et des plus prestigieux foyers monastiques de la chrétienté, dont le nom est associé à la restauration, sous l’impulsion de dom Prosper Guéranger, au XIXe siècle, de l’ordre bénédictin en France, ainsi que du chant grégorien. Le père Paul-Alain Rochon, responsable de la communication du millénaire, et le père Thierry Barbeau, maître des novices, nous ont reçus.
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Moine, une vocation d'avenir ?
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Par Sophie Humann
Depuis quarante ans, dans un remarquable silence médiatique, de petites communautés monastiques continuent de fleurir à travers le monde. Essentiellement en Afrique, en Asie et en Amérique, mais aussi en Europe, notamment en France.
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Houellebecq, la solitude et la célébrité
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Par Christian Authier
Avec la Carte et le Territoire, Michel Houellebecq est l’attraction médiatique de la rentrée littéraire. Portrait d’un franc-tireur au tempérament conservateur, hanté par l’idée du déclin et de la mort.
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Bruno Cremer, énigmatique et magistral
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Par Arnaud Guyot-Jeannin
Avec Bruno Cremer, emporté le mois dernier par un cancer, à l’âge de quatre-vingts ans, c’est l’un des plus grands comédiens français qui disparaît. Son immense talent n’avait d’égal que son extrême discrétion.
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Claude Monet en pleine lumière
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Par Henri Soldani
Peintre français le plus populaire, Claude Monet est peut-être aussi celui dont la vie et l’oeuvre ont été le plus banalisées sous le poids des clichés édifiants. Loin des rétrospectives convenues, le Grand Palais propose une lecture moins naïve, et d’autant plus passionnante, de la trajectoire exceptionnelle du père de l’impressionnisme.
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