Rien

Vincent Liegey

par Nadia Taïbi

Notamment co-auteur en 2014 du livre-manifeste Un projet de décroissance, Vincent Liegey a contribué à plusieurs projets de recherche autour de la décroissance et de la transition: revenu de base, dotation inconditionnelle d’autonomie, revenu maximum acceptable, démocratie directe, ré-encastrement de l’économie, systèmes économiques alternatifs. L’entretien que nous proposons porte sur cette nouvelle et salutaire injonction: décroissons !

Nicolas Clément

par Nadia Taïbi

« En interpellant la société, en honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants », Nicolas Clément aime rappeler le mot d’ordre du Collectif des Morts de la Rue dont il assure la présidence. Il rappelle qu’honorer les morts est une question de dignité : celle que les vivants se doivent d’abord mutuellement.

Ne plus être né : L’effacement des êtres et la mort civile

par Nadia Taïbi

Le crime parfait doit conduire à l’effacement de la vie que l’on assassine. Un tel effacement est aussi caractéristique de la peine de mort civile : la sanction pénale dont on admet qu’elle fût la plus radicale. Elle rappelle que l’on peut non pas seulement disparaître mais ne pas même apparu et rend ainsi vertigineuse la force du souverain…

Le Rien, la mort et l’Idéal

par Emmanuel Diet

La société hypermoderne, dans sa dérive létale, se trouve aujourd’hui attaquée par la violence nihiliste du terrorisme djihadiste et « les martyrs » jubilent sur les cadavres de leurs victimes ; dans l’attente de leur mort désirée qui les mènera au Paradis, ils rêvent de l’emprise qu’assure leur violence et jouissent de la destruction de la civilisation et du règne du Rien qu’ils travaillent à faire advenir.

Quand l’athéisme devient jeu

par Anne Staquet

Lorsqu’il apprend sa condamnation par le Parlement de la ville de Toulouse comme « athée et blasphémateur du nom de Dieu », Giulio Cesare Vanini a trente-quatre ans. On s’attendrait aujourd’hui à ce qu’il se morfonde et se désespère. Loin de là. Ce jeune philosophe réagit à l’annonce de la sentence pourtant cruelle – il est condamné à avoir la langue coupée, à être pendu, puis que son corps soit brûlé sur le bûcher et que ses cendres soient dispersées au vent, afin qu’il ne reste plus rien de lui – avec des paroles étonnantes : « Allons mourir gaiement en philosophe ! ».

Un travail qui fait oeuvre

par Éric Lecerf

Attention et vigilance, les deux limites du travail chez Simone Weil

€

par Christophe Meignant

Rien – ce en quoi tout se résout ? Ce en quoi tout commence, si tant est qu’un commencement soit possible ? Cherchant, comme Damascius, à assister à la genèse du Tout, le regard se perd dans le silence infini et glisse dans l’abîme, au point qu’on est pris de vertige face au sans fond de l’être : il n’y a Rien (pour Damascius ce Rien est nom de l’Un).

Le nihilisme nietzschéen

par Marc de Launay

Le nihilisme est le terme qui résume la plupart des diagnostics de Nietzsche sur la décadence de l’Europe contemporaine ; mais c’est aussi la caractéristique des « deux siècles à venir » ; c’est enfin, à chaque époque passée, ce qui qualifie telle ou telle figure de la pensée ou de la culture, Socrate, par exemple, ou Flaubert. Quel est donc le statut de ce terme dans l’oeuvre de Nietzsche, plus profondément, quels en sont les présupposés ?

Traîner avec André Dhôtel

par Francis Marcoin

« Je n’arriverai jamais à comprendre ce qu’ils entendent par idéal. J’ai un métier et je ne tiens pas à m’occuper d’autre chose ». Cette réflexion d’un jeune homme, au commencement du roman d’André Dhôtel intitulé L’Azur, pourrait servir d’exergue à tous les livres de l’auteur, appliqué à toujours tirer les fils d’une même pelote, celle d’un personnage à l’entrée d’une vie qu’il ne sait comment mener.

Quoi qu’a dit ?

par Florian Graton

Au centre de la pédagogie il y a la consigne : vous choisirez une poésie, vous l’apprendrez par coeur et la réciterez à la classe.

Playlist

par Roland Dérudet

Est-il possible de partir de rien quand on fait de la musique… Rien ne pourrait surgir du néant dans notre pop culture, et si les punks jetaient aux orties tout ce qui s’était fait avant eux et proféraient un « No Future » au nihilisme de rigueur, ils ont en fait été des révisionnistes rock, faisant comme si tout ce qui s’est fait entre 1966 et 1976 n’avait existé, rock progressif, funk et disco, jazz-rock ou rock FM.

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politique · diane arbus · nihilisme · blasphème · droit de vote · germanophobie
#42
2011-12
5 €