Numéro 29

Des bourgeois dans la neige

illustrations: Martin Parr

L’hiver dernier, Martin Parr s’est rendu à la 27ème édition du championnat du monde de polo à Saint-Moritz, en Suisse. Le tournoi était assez amusant, mais Martin a préféré s’intéresser aux spectateurs fortunés, qui exhibaient au tout-venant monocles et manteaux de fourrure taillés sur mesure. On a rarement vu autant de snobs pourris gâtés au mètre carré.

La mauvaise merde

by Christian Lombardi - · illustrations: Christian Lombardi -

J’étais le photographe attitré du général bolivien Hugo Banzer pendant sa campagne présidentielle de 1997. Après sa victoire, je lui ai demandé de m’envoyer faire un reportage qui pouvait l’intéresser. Il a choisi la province de Chapare, dans la région de Cocachamba. J’ai donc décidé de suivre la police itinérante des campagnes boliviennes (UMOPAR), de 1997 à 2001. Pendant son âge d’or, cette unité spécialisée dans la lutte antinarcotique était extrêmement compétente et financée partiellement par la DEA américaine (Drug Enforcement Administration). J’avais pour mission de montrer l’efficacité de ces brigades antinarcotiques.

Une ode aux produits laitiers

by Mike de Leon · illustrations: Mike de Leon

Les gens qui consomment des produits laitiers en public me mettent mal à l’aise. J’ai vu des gens qui n’avaient aucune retenue avec ces trucs. Je sais aussi que les ­personnes qui abusent des produits fromagers détestent être prises en flagrant délit. J’ai donc été contraint de mettre en scène mon étrange phobie que je trouve, pour autant, tout à fait légitime.

Joyeux Pourim !

by Valeria Costa- Kostritsky · illustrations: Estelle Hanania

Avec Estelle on s’est rendu à Stamford Hill, le quartier du nord-est de Londres qui loge la plus grande communauté hassidique de Londres. Quand tu le traverses tu croises de grands chapeaux qui ressemblent à des soucoupes volantes en fourrure et des femmes en noir au visage pâle avec poussettes et enfants. Le fait qu’un petit périmètre londonien ressemble autant à la Pologne du 19e siècle me fascine, la relative fermeture de la communauté aussi. Les habitants du quartier ne sortent de leur réserve qu’une fois par an, le jour de Pourim.

Des tonnes de fun

illustrations: Terry Richardson

Les Lo-life, avant et aujourd’hui

by Big Haz Uno · illustrations: Brayden Olson

À la fin des années quatre-vingt, dans les quartiers new-yorkais de Brownsville et Marcus Garvey Village, la mort était partout. Alors que Brooklyn vivait l’une des périodes les plus sanglantes de son histoire, de notre côté, on se serrait les coudes – le trafic de crack était alors à son apogée, et le bruit des flingues résonnait chaque jour. Avant d’être reconnus en tant que « Lo-Lifes », on était juste des potes qui portaient du Ralph Lauren. On passait notre temps à la piscine ou dans la maison de quartier, à fumer des joints et glander. On se foutait de tout, à part trois trucs : l’argent, les meufs et les fringues. On était réputés pour tirer les meilleures pièces et être toujours bien sapés. À cause de ça, au début, les mecs du coin pensaient qu’on était des pipes ; ils étaient sûrs qu’on était incapables de pécho. On leur a prouvé le contraire pas mal de fois.

Les maestros de la morgue

by Max Merz

Remigijus et Nerijus Diechkus sont deux frères qui exercent un job un peu particulier ; ils embaument des corps à la morgue de Vilnius, en Lituanie. Ils sont aussi musiciens – Remigijus est chanteur dans le groupe de black metal, Dissimulation, tandis que Nerius est batteur dans un groupe de pop local qui s’appelle The Fly. Le photographe allemand Max Merz est allé les rencontrer et a pris des photos d’eux en train d’exercer leur épouvantable gagne-pain. Ce sont des hommes extrêmement cordiaux qui n’ont jamais dit non à quelques verres d’alcool. On est d’avis qu’il n’y a aucun mal à ça, surtout quand on pense au genre de boulot qu’ils font. Read the rest at Vice Magazine: LES MAESTROS DE LA MORGUE - Par Max Merz - Vice Magazine