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Univers imaginaire du métro

numéro 8
date 11/2009
magazine Alba
périodicité 3 x par an
Univers Littérature
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kiosque

5h30 du matin, le sol de Paris vibre, annonçant le départ
du premier métro. Les trains entreprennent leur voyage
souterrain, réveillant la ville, la remplissant de vie, comme un gigantesque système sanguin. Les artères de Paris traversent la ville, servant de pont entre les individus
et leurs vies quotidiennes, entre la ville et son histoire.

  • Pastèque sans pépin — Par Pavel García Gatica

    Je me suis arrêté face à un grand caméléon qui arborait une gamme de couleurs entre le jaune, le bleu et le rouge. Il m’a regardé, et je me suis empressé de lui demander : « que vends-tu ? », quand un de ses yeux indépendants me conduisit vers trois cercles aux bords verdâtres.

  • Julio Cortázar: Jeux souterrains — Par Angélika Simbaqueba

    Trente ans de résidence à Paris, trente ans que Julio
    Cortázar a passé à flâner sur ses rues, ponts, jardins et musées, pénétrant dans l’intimité de la ville, ouvrant la porte du fantastique dans chaque réalité quotidienne. Convaincu que le fantastique est l’une des « facettes possibles de la réalité », il s’appropria de lieux comme le Métro de Paris, de chacun de ses labyrinthes et galeries.

  • Une guitare dans la ligne 1 : Interview de Maribel Días — Par Diego Monti

    Lors qu’elle chante Qué serà, serà, les hommes regardent ses longues jambes. En plus, aujourd’hui, elle a mis ses collants rouges. « A chaque jour sa couleur, aujourd’hui, c’est vendredi, on met les rouges ».

  • Echarpe — Par Ricardo Abdahllah

    Il avait dû monter dans le métro à Michel-Ange - Molitor, ou peut-être à Michel-Ange -Auteuil, car Cristina le vit pour la première fois à Ranelagh. Elle était jusqu’alors concentrée sur les mots croisés du Direct Soir de la veille. Elle n’aimait
    pas les mots croisés, mais elle avait le choix avec le sudoku, et elle n’avait jamais été douée pour les chiffres.

  • Le voleur de tombes — Par Leopoldo Castilla

    Moi, Ahmet, voleur de tombes, j’ai dépouillé le pharaon de son char de guerre, des feuilles ténues
    de ses sandales d’or.

  • César Oudin, premier traducteur de Don Quichotte — Par Eric Gianuzzi

    Les leçons commençaient par une explication, parfois pittoresque, des particularités de la prononciation ; on travaillait ensuite sur les règles et l’application de la grammaire, à l’aide d’un petit manuel dont le professeur était le plus souvent auteur, éditeur et libraire.