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Violence en politique

numéro 2
date 07/2012
revue Charles
périodicité trimestriel
Univers Actualités
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kiosque

Quelques journalistes sans principes ont tenté de me faire porter la responsabilité de la mort de ce pauvre Pierre Bérégovoy. Dans ce jeu, les médias, la deuxième gauche et la droite avaient le même intérêt. Il n’était surtout pas
question que Bérégovoy puisse passer pour la victime d’une de leurs campagnes. Alors, dans des cas comme celui-ci, ils essaient l’intimidation. Ils font jouer la prétendue solidarité professionnelle. Ils menacent. Ils s’indignent quand on fait référence à d’autres campagnes de presse comme celle qui abattit Salengro. Or c’est la même chose. C’est le type d’assassinat en direct.

  • Rama Yade racontée par Antoine Buéno — Par Antoine Buéno

    Ils se sont connus sur les bancs de Sciences Po avant de se retrouver tous les deux au Sénat. Un portrait de rama yade, vice-présidente du Parti radical, par Antoine Buéno, écrivain et chargé de mission au Sénat pour l’Union centriste.

  • Philippe Poutou & Renaud Dely — Par Anne Laffeter

    Un baiser, des coups de latte. Un coup de latte, des baisers. On a écrit des
    tartines sur la connivence entre journalistes et politiques. Ce couple indissociable, parfois incestueux, est aussi contrarié, infidèle et ombrageux.

  • Pour qui votez-vous, Philippe Katerine ? — Par Arnaud Viviant · Visuels : Louis Canadas

    Il ne vote pas, il dessine maladroitement les politiciens de droite et vit dans la même rue que Giscard d’Estaing dans le xvième arrondissement de Paris. Un entretien avec Philippe Katerine, abstentionniste attentif.

  • Jospin à New York — Par Lamia Belhacene · Visuels : Pascal Lebrun

    En marge d’un déplacement officiel à New York, le photographe Pascal Le brun a passé deux heures avec un Jospin à la coule et comme retombé en enfance.

  • Présidentielle 2012 , bataille graphique — Par Zvonimir Novak

    Affiches, tracts, autocollants, toute élection présidentielle a une histoire visuelle particulière, qui fixera pour la postérité le souvenir d’un moment politique et médiatique d’exception. Bien sûr, ce grand combat des chefs se termine
    toujours par une affiche gagnante. Généralement, c’est celle du candidat vainqueur qui restera gravée dans les livres d’histoire. Alors, on disséquera ce graphisme devenu culte, on l’analysera sous toutes les coutures, pour en
    extraire la recette du succès électoral. « La force tranquille » de François Mitterrand par exemple reste l’affiche emblématique d’une génération, celle de la victoire de la gauche de 1981. Or dans ce combat présidentiel 2012, nous avons beau creuser, pas de blitz visuel à l’horizon, pas le moindre graphisme qui déchire, ni d’affiche pour nous faire rêver. Il est vrai que l’exercice est particulièrement difficile, puisque le candidat doit délivrer son message politique
    en une pose photographique, un décor et quelques mots. Quelles sont les conclusions que l’on peut tirer de ce cru 2012 ? Plutôt plat en bouche, avec toutefois quelques notes d’acidité. Hormis les cas Mélenchon et la dérangeante Eva Joly, on assiste d’une part, au triomphe du conformisme et d’autre part, au spectacle d’un naufrage annoncé. Expliquons-nous !

  • Graine de star : Pierric Annoot — Par Franck Berteau · Visuels : Arnaud Meyer

    Le secrétaire général des Jeunes communistes a grandi avec le souci de « faire changer les choses » et « l'envie d'en découdre », imprégné par l'engagement de ses parents militants. À 29 ans, ce mec « d'orga » dirige la JC avec simplicité, en leader malgré lui.

  • L'interview d'un Charles : Carl Lang — Par Arnaud Viviant · Visuels : Nolwenn Brod

    Carl Lang aura été pendant trente ans le militant dévoué de Jean-Marie Le Pen. Secrétaire général du FN, deux fois élu député européen, avant d’être répudié par Marine et d’entrer en dissidence. Carl Lang vient de fonder à la droite de l’extrême droite le Parti de la France. Il narre ici son expérience de l’intérieur, et les hauts et les bas du Front national.

  • Violence en politique : Confession d’un Redskin, mes années violentes et libertaires — Par Louis Mortens · Visuels : JB

    Un Parisien de souche, Louis Mortens. Pur produit de la société libérale des années 70, issu d’une famille de classe moyenne, timidement gaulliste, il passe son bac en 1997 puis s’engage dans la lutte. Son camp : « la Sociale » ascendance libertaire ; enfin ce qu’il en reste. Autonomie, anarcho-syndicalisme, fricotage trotskiste, dilettantisme tous azimuts… de bar en baston il se forge un parcours cabossé. À la veille du xxième siècle, Louis Mortens se fait la boule à zéro et devient skinhead d’extrême gauche, d’aucuns disent redskin, au sein du folklorique RASH (Red And Anarchist Skinhead). Au terme de douze années de luttes, il décroche. Aujourd’hui journaliste, l’adrénaline du combat social lui manque mais pas ses anciens camarades.

  • Remparts au service du pouvoir — Par Franck Berteau · Visuels : Renaud Montfourny

    Il y a les policiers, qui composent le Service de protection des hautes personnalités (SPHP) et voguent, de-ci de-là, d’alternances en remaniements. Il y a les « privés », qui s’engagent sur des missions plus ou moins longues, d’une vie, parfois, aux côtés d’un client, d’un « Président » ou d’un mentor. Il y a aussi les militants, qui intègrent les services d’ordre de partis politiques et font de la protection de leur leader une priorité. Tous gardent des corps et des idées. Tous veillent sur des candidats et des hommes d’État, des ministres et des présidents, qui incarnent le pouvoir et sa conquête. Et attisent les violences et les haines. Retour d’expérience avec les anges gardiens de Charles de Gaulle, Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy et Jean-Luc Mélenchon.

  • La deuxième mort de Malik Oussekine — Par Lamia Belhacene · Visuels : Nolwenn Brod

    La nuit du 8 décembre 1986, Malik Oussekine est matraqué à mort par deux policiers voltigeurs. C’est un crime d’État qui va déstabiliser tout un gouvernement. Utilisé politiquement par les uns et les autres, ce drame va également faire imploser une famille jusqu’alors parfaitement intégrée. Récit d’une malédiction.

  • Top 10 des hommes politiques violents — Par Alexandre Chabert · Visuels : Isaac Bonan

    Erreurs de jeunesse, égarements impulsifs, gifles réflexes ou coups de poing pour mieux se faire comprendre, nos élus recourent à la violence physique de façon pas toujours légitime comme l’illustre ce palmarès.

  • L’Injure en politique de A à Z — Par Pascal Mateo · Visuels : Renaud Monfourny

    De Jean-Luc Mélenchon traitant François Hollande de « capitaine de pédalo » à Eva Joly qui « emmerde » Corinne Lepage en passant par Jean-Marie Le Pen qui compare Nicolas Sarkozy à « une pute », la dernière campagne présidentielle nous a offert son lot d’insultes. Retour sur un art à la mode depuis Cicéron, avec l’historien Thomas Bouchet auteur de Noms d’oiseaux, l’insulte en politique de la
    Restauration à nos jours.

  • Indignés, encore un effort pour être dignes — Par Alain Guyard · Visuels : Mattis Meichler

    Et puisque nous sommes en Grèce, remontons deux millénaires et demi plus haut, du temps où la politique consistait en l’organisation commune des hommes en vue d’un bien supérieur. Le citoyen était alors capable de gouverner comme d’être gouverné, parce qu’il demeurait capable de se gouverner lui-même. Il s’inclinait devant l’autorité de la loi comme devant « la partie rationnelle de son âme », comme disait Aristote. Et non devant les intérêts de la finance.

  • Sarkozy en rase campagne — Par Marc Endeweld · Visuels : Guillaume Binet

    Le 6 mai 2012, l’ex-patron de l’Élysée a démontré qu’il savait encore séduire des millions de Français. Mais pas assez pour l’emporter. Où et quand s’est-il trompé ? Erreurs de tempo, de timing, de positionnement ? Notre enquête sur les coulisses
    et les stratégies d’une bien drôle de campagne à droite toute. Avec de vrais morceaux de Sarko dedans.

  • Le voisin de Mélenchon — Par Yan Céh et Arnaud Viviant · Visuels : Patrice Normand

    Il a participé activement à la campagne présidentielle en intervenant à plusieurs reprises au « Grand journal » de Canal + et ailleurs. Cheveu hirsute, costume chic et lunettes siglées Prada, Arnauld Champremier-Trigano est un habitué des médias. Fondateur du défunt magazine TOC avec Pierre Cattan en 2003, il y parlait déjà de politique de façon irrévérencieuse et décalée. L’aventure TOC est depuis devenue une agence de communication. C’est en compagnie d’un ami, Alban Fischer, venant lui de l’agence Capa, qu’il a accepté le challenge que représentait la campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche. Une campagne web menée tambour battant avec pourtant très peu de moyens mais qui a été saluée, utilisant intelligemment tous les ressorts interactifs et les fameuses vagues virales de l’inconscient digital. Retour sur la stratégie rouge aux échos révolutionnaires.

  • L’écologie avait besoin d’un avocat, pas d’une juge ! — Par Simon Capelli-Welter · Visuels : éric Coquelin

    Pourquoi la candidate des Verts a-t-elle raté sa campagne ? Manque de moyens ou d’entrain ? Monotonie des paroles ou des actes ? Mauvaise musique ? Notre reporter a tenté de répondre à toutes ces questions en se mettant dans les pas de Julien Bay ou, le jeune dir’ com’ d’Eva Joly.

  • Jean-Michel Aphatie, mass media à lui tout seul — Par Marc Endeweld · Visuels : Nolwenn Brod

    L’homme a de l’énergie à revendre : intervieweur vedette pour RTL, chroniqueur pour Canal +, Gala, blogueur et twitto...… Ce « cumulard » de l’info accumule questions et commentaires. Mais d’où parle le « journaliste » Jean -Michel Aphatie ? Portrait.

  • BD La révolution... mais pas trop, épisode 2 — Par Maximilien Pauillac

    Où Maximilien Pauillac, candidat à ce qu’on parle de lui, fera preuve de vrais talents tactiques et d’une sacrée descente. Où l’on découvrira le personnage de Gontrand Loseye, le meilleur ennemi de Maximilien. Où l’on en apprendra davantage sur la passion que Maximilien nourrit pour les chaussettes.

  • Dan Franck, l’homme de l’ombre — Par Pierre-Simon Gutman · Visuels : Renaud Monfourny

    Co-scénariste de la série Les Hommes de l’ombre, peinture violente d’une élection imaginaire et succès étonnant du printemps, Dan Franck s’est imposé ces dernières années comme LE scénariste des fictions politiques à la télévision, de Jean Moulin à Bérégovoy en passant par Carlos et Goldman. Retour sur le parcours d’un ancien militant de l’ultra gauche, écrivain à succès, nègre de Zidane et tant d’autres, qui semble s’épanouir dans une condition de passeur et témoin de l’histoire.

  • Carte blanche à Jérôme Leroy