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Les yeux mauves de Rebecca - “J’aime une fille aux yeux mauves” chanta naguère Guy Béart. Moi, les yeux mauves d’Elizabeth Taylor, c’est dans une petite salle de quartier du 14e arrondissement de Paris qu’ils m’apparurent pour la première fois. Je devais avoir 13 ou 14 ans, et sur l’écran passait Ivanhoé où elle jouait Rebecca, l’amoureuse abandonnée par le héros. Comme l’écrira plus tard J. Lourcelles, “elle n’a jamais été plus belle et touchante que dans [ce] rôle”. Pour moi, en tout cas, c’était décidé : elle était LA star." (...)
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Essential Killing de Jerzy Skolimowski
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Par Patrick Flouriot
Capturé en Afghanistan par des soldats américains,
Mohammed se retrouve par le jeu des circonstances
dans une forêt enneigée de Pologne. Traqué, il tente
de survivre. Plusieurs scènes sublimes s’imposent
malgré la linéarité radicale du récit qui bride le film.
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Morning Glory de Roger Michell
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Par Marine Héligon
À New York, une jeune productrice tente de se faire
une place dans le monde de la télévision. Le réalisateur de Coup de foudre à Notting Hill et la scénariste du Diable s’habille en Prada signent une comédie au joli casting, plaisante mais sans surprises.
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La Nostra vita de Daniele Luchetti
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Par Marguerite Debiesse
Frappé soudainement dans son bonheur quotidien,
un jeune père de famille en vient à justifier
de se conduire en salaud. En jouant (trop ?) sur
la proximité avec son personnage, le cinéaste signe
ici une fine et juste étude de moeurs.
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Numéro quatre (I Am Number Four) de D.J. Caruso
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Par Marine Quinchon
Un jeune extra-terrestre se réfugie dans l’Ohio pour
échapper aux méchants qui ont envahi sa planète.
Si la mise en scène fonctionne, le scénario pèche
par une accumulation de clichés et un manque
de fantaisie qui nuisent au rythme du récit.
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Les Aventures de Philibert Capitaine Puceau de Sylvain Fusée
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Par Nicolas Marcadé
Réalisé par un expert en recréation, ayant fait ses
armes chez les Guignols et à Groland, Philibert est
un hommage fidèle et soigné aux films de cape et
d’épée, où le décalage intervient de manière assez
maligne et souvent très efficace.
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Pina de Wim Wenders
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Par Nicolas Marcadé
Un hommage au travail de Pina Bausch réalisé en 3D :
le projet était inattendu. Mais, par une utilisation
pertinente du relief, couplée à une approche très
humble, Wenders parvient à transposer la danse au
cinéma en en préservant toute la force émotionnelle.
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Titeuf, le film de Zep
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Par Marine Quinchon
Attention à vos slips ! Titeuf et sa bande de copains
débarquent au cinéma et nous en font voir de
toutes les couleurs. Zep réussit le pari du grand
écran avec cette adaptation perspicace et très
familiale de son petit héros de bande dessinée.
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L’Autobiographie de Nicolae Ceausescu de Andrei Ujica
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Par Chloé Rolland
Privilégiant les moments où l’homme ne se sait pas
encore filmé ou croit qu’il ne l’est plus, Andrei Ujica compile en 3h toutes les images existantes de Nicolae Ceausescu, jusqu’à celle, ultime, de son cadavre. Il forme ainsi un fascinant document réflexif.
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Mr. Nice de Bernard Rose
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Par Marie Lansade
L’itinéraire rocambolesque du dealer de haschich
le plus débonnaire et prospère de l’histoire. Entre
le Londres psychédélique des années soixante,
Kaboul et New York, l’homme nous fait voir du pays
et partager son “trip”. Sympathique, assurément.
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Mon père est femme de ménage de Saphia Azzeddine
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Par Anne Berjon
Saphia Azzeddine signe un premier film assez drôle et attachant, malgré ses défauts, en transposant son roman à l’écran : une tranche de vie de Polo, collégien de banlieue, et son père “femme” de ménage, qui espère pour lui un autre avenir que le sien.
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La Proie de Éric Valette
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Par Cyrille Latour
Un braqueur s’évade de prison pour traquer son ancien codétenu, un tueur en série impuni qui lui colle ses propres crimes sur le dos. Au menu : adrénaline et testostérone pour une haletante course-poursuite sous influence américaine.
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Rabbit Hole de John Cameron Mitchell
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Par Cyrille Latour
Un couple tente de se reconstruire après la perte d’un enfant. Changeant radicalement de registre après les pétillants Hedwig... et Shortbus, J.C. Mitchell signe un drame intimiste sur l’incommunicabilité du deuil. Pudique, mais trop appliqué.
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