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Habemus Papam

numéro 2013
date 09/2011
revue Les Fiches du Cinéma
périodicité bimensuel
Univers Cinéma
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kiosque

Vols entre rêve(s) et réalité(s) - Ce titre d’un joli film du russe R. Balaian aurait pu être de Raoul Ruiz, tant il évoque son univers. Encore faudra-t-il prendre “vols” dans toutes les acceptions du terme : nous y reviendrons. Cinéaste chilien, auteur dans son pays d’une dizaine de films remarqués, Ruiz vint en France après le coup d’État du sinistre Pinochet, et y réalisa dès 1974 ses Dialogues d’exilés, au titre et à la forme brechtiens, qui montraient d’emblée combien il voulait tordre le cou à toute position de réfugié nostalgique.

  • Blackthorn, la dernière chevauchée de Butch Cassidy de Mateo Gil — Par Gaël Martin

    Mateo Gil réalise avec Blackthorn un western romantique aux accents politiques prononcés. Les acteurs et la maîtrise des grands espaces nous font oublier la relative maladresse des flash-backs. Lutte des classes et Chicha à la sauce cow-boy.

  • Destination finale 5 de Steven Quale — Par Michael Ghennam

    On reprend le même concept, et on recommence à l’identique et (encore) en 3D : ce cinquième Destination finale ne brille pas par son originalité. Mais son envie de faire du “Z” potache et sans prétention prime sur l’incompétence des acteurs et l’inanité des dialogues.

  • La Grotte des rêves perdus (Cave of Forgotten Dreams) de Werner Herzog — Par Simon Gutman

    Après son étonnant remake de Bad Lieutenant, le très grand Werner Herzog propose un documentaire sur une grotte préhistorique. Visuellement spectaculaire, le film peut paraître, par ailleurs, un peu impersonnel. Mais peut-être à tort...

  • La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli — Par Anne Berjon

    Valérie Donzelli réussit à filmer sans pathos, avec beaucoup de sincérité et de personnalité, un couple
    faisant face à la maladie de son enfant. À la fois léger et explosif, réjouissant et bouleversant, La Guerre est déclarée est une vraie claque.

  • La Ligne blanche de Olivier Torres — Par Gaël Martin

    La Ligne blanche est un premier essai de réalisation plutôt réussi de la part du comédien Olivier Torres. Un film qui déborde de références cinéphiliques, mais qui réussit à ne pas asphyxier le spectateur grâce à une façon plutôt humble de citer.

  • Neds Non Educated Delinquents (Neds) de Peter Mullan — Par Michel Berjon

    Après ses Magdalene Sisters, Mullan revient sur ses années de jeunesse et peint une société déchirée. Ses “Non-Educated DelinquentS” engendrent une violence qui met mal à l’aise, profondément. Quelques lourdeurs cependant nous laissent sur notre faim.

  • R.I.F. Recherches dans l’Intérêt des Familles de Franck Mancuso — Par Camille Lebert Loiret

    R.I.F. est le deuxième film de Franck Mancuso (Contre-enquête). Yvan Attal y campe avec fièvre un flic dont la femme a disparu et qui est soupçonné par son propre corps de métier. Un thriller sans grande originalité, mais de bonne facture.

  • Les Winners (Win Win) de Tom McCarthy — Par Christian Berger

    Brave type piégé, ado en crise sauvé par le sport : tous les ingrédients d’une guimauve mélo sont réunis. Mais derrière la caméra, il y a Tom McCarthy. Et derrière les lourds poncifs, un film plutôt chaleureux, sensible et humain.

  • L’Ange du mal (Vallanzasca : gli angeli del male) de Michele Placido — Par Géraldine Borrely

    Deux cents jours de cavale du plus célèbre gangster italien de l’après-guerre portés par un Kim Rossi Stuart impeccable. Michele Placido, auteur de Romanzo criminale, se penche sur l’histoire de l’Italie et les années de plomb en regardant au-delà du mythe.

  • Au revoir (Bé Omid é Didar) de Mohammad Rasoulof — Par Julien Nève

    Une jeune avocate cherche à quitter l’Iran : s’engage alors un véritable parcours du combattant. Une description pointilleuse, mise en scène avec une grande rigueur, qui apporte un témoignage sec et percutant sur ce qu’est aujourd’hui la vie en Iran.

  • Carré blanc de Jean-Baptiste Leonetti — Par Sélim Ammouche

    La lutte de deux individus au sein d’une société totalitaire et violente. Salutaire dans sa démarche et son honnêteté, ce thriller à l’univers orwellien ajoute malheureusement au minimalisme de sa réalisation celui de son propos.

  • 18 jours (Tamantashar yom) Collectif — Par Sélim Ammouche

    18 jours de révolution égyptienne et dix courts métrages pour les représenter à travers autant de points de vue. Par son absence de distance réflexive, ce programme questionne involontairement la capacité du cinéma à montrer ainsi le présent.

  • Habemus Papam (Habemus Papam) de Nanni Moretti — Par Benjamin Untereiner

    Habemus Papam présente le questionnement d’un nouveau Pape en proie au doute. Moretti n’a rien perdu de ce ton à la fois tendre, drôle et mordant
    qui lui permet d’observer avec acuité les aspects essentiels de la société italienne contemporaine.

  • Le Monde de Barney (Barney’s Version) de Richard J. Lewis — Par Anne Berjon

    Nous perdant entre réalité et subjectivité, Le Monde de Barney retrace la vie d’un homme vieillissant, atteint d’Alzheimer. Antihéros par excellence, Barney devient attachant grâce à Paul Giamatti, qui trouve ici une belle occasion de rappeler son talent.

  • La Fée de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy — Par Christian Berger

    Changement (renouvellement et élargissement des thèmes) dans la continuité (art du saugrenu, mise en scène toujours foutraque) : dans la lignée de Méliès ou Laurel & Hardy, nos trois Belges se révèlent toujours aussi créatifs et imprévisibles.

  • La Guerre des boutons de Yann Samuell — Par Michael Ghennam

    Première offensive des boutons en salles, avec cette version “fifties” signée Yann Samuell. Bons sentiments, petites ou grandes caricatures, scénario qui fleure la naphtaline : le film brille par sa naïveté, mais les plus jeunes pourraient être conquis.