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Vous tenez entre vos mains le tout premier numéro en couleur des Fiches ! C’est une petite révolution pour une revue ayant déjà 77 ans
d’existence, mais c’est surtout, dans son histoire, l’amorce d’une nouvelle phase d’évolutions. Les Fiches ont vu le jour en 1934. Interdite de publication pendant la Seconde Guerre mondiale, mais assurée en clandestinité par les équipes bénévoles qui la dirigeaient, la revue s’est doublée d’une édition annuelle en 1944 pour assurer sa mission d’exhaustivité. Et dès lors, chaque année, L’Annuel du Cinéma a compilé toutes les fiches des films sortis sur les écrans français. En 2005, nous avons fait nos premiers pas sur Internet. En 2012, notre site devrait accueillir l’intégralité des fiches collectées depuis 1934, soit quelque 35000 films référencés.
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Les Acacias de Pablo Giorgelli
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Par Anne Berjon
Sur la route qui relie le Paraguay à Buenos Aires, un camionneur doit cohabiter avec une femme et son bébé, qu’il ne connaît pas. Les Acacias est un premier film touchant grâce à sa sincérité et à sa tendresse, qui dépassent son apparente radicalité.
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Anonymous de Roland Emmerich
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Par Simon Gutman
Roland Emmerich s’attaque à Shakespeare, à travers un récit complexe où se mêlent complot et interrogations sur l’identité du barde. Le résultat est une sorte de thriller politique shakespearien, plus réussi que prévu et étonnant de la part de son auteur.
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Goodbye Mister Christie de Phil Mulloy
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Par Cyrille Latour
Un marin séduit un à un les membres d’une famille moyenne et provoque ni plus ni moins que la fin du monde. Graphisme minimaliste et pulsions en tous genres : Phil Mulloy, éternel enfant terrible du cinéma d’animation, signe un conte noir et nihiliste.
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Take Shelter de Jeff Nichols
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Par Géraldine Borrely
Après Shotgun Stories, Jeff Nichols signe un retour magistral et décroche pour cet opus familial, le Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes en 2011. Le film est porté par les prestations habitées de Jessica Chastain et Michael Shannon.
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Une nuit de Philippe Lefebvre
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Par Gaël Martin
Un flic de la Mondaine est pris en tenaille entre l’IGS et
des voyous. Une Nuit est un polar qui mélange avec une certaine grâce le film de genre et le constat social.
On peut penser à Corneau et même à Michael Mann devant ce road-movie nocturne dans les rues parisiennes.
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Une vie meilleure de Cédric Kahn
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Par Thomas Fouet
À l’image de son personnage - porté par un convaincant
G. Canet -, C. Kahn fait du déplacement son principe
directeur et, en creux, dresse le procès d’un système
économique aussi biaisé que brutal. Une œuvre maîtrisée, qui se joue habilement des registres.
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La Colline aux coquelicots de Goro Miyazaki
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Par Isabelle Boudet
Ce deuxième long métrage du fils Miyazaki s’ancre dans un réalisme historique, inhabituel pour les studios Ghibli. L’histoire de deux orphelins de la guerre de Corée touche par sa sensibilité et des détails savoureux, mais manque un peu d’ampleur.
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Dans la tourmente de Christophe Ruggia
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Par Cyrille Latour
Une usine délocalisée, un patron voyou et deux ouvriers contraints de commettre l’irréparable.
Un film d’action qui avance en terrain balisé pour mieux prendre les chemins de traverse. Christophe Ruggia apporte sa touche personnelle au genre.
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10 jours en or de Nicolas Brossette
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Par Anne Berjon
Représentant de commerce vivant sur la route, Marc est
solitaire… jusqu’au jour où il est contraint d’emmener un enfant avec lui. Road-movie sympathique et empli de bonnes intentions, ce premier film, manquant de force et d’originalité, peine à s’affirmer.
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Il n’y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni
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Par Nicolas Marcadé
À partir de centaines d’heures d’images prises par une
caméra témoin sur les tournages des films X de HPG, R Siboni fabrique un objet atypique et dérangeant, qui nous balade entre le malaise et le rire, le dégoût et l’attendrissement, l’ennui et la stupeur.
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Intruders de Juan Carlos Fresnadillo
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Par Michael Ghennam
Deux enfants, Juan en Espagne et Mia en Angleterre, sont terrorisés dans leur chambre par un mystérieux homme sans visage. Juan Carlos Fresnadillo (Intacto) apporte son expertise à ce thriller fantastique sans originalité et si sérieux qu’il en devient appliqué.
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J. Edgar de Clint Eastwood
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Par Thomas Fouet
Avec ce portrait de Hoover en ancien bègue, fils à maman et homosexuel refoulé, Eastwood soigne (plus qu’il ne signe) un film paradoxalement terne et conventionnel. Son sens du mélo atténue toutefois - sur le fil - la psychologie pesante de son script.
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