En 2007, une fouille préventive était réalisée à Dax par la société Hadès à l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins. Fondé en 1614 à l’ouest de la cité antique, il voit l’expulsion de ses moines à la Révolution ; il est ensuite transformé en prison sous la Terreur, puis en dépôt de mendicité en 1808, avant d’être uti‑ lisé, par le ministère des Armées, comme caserne et hôpital militaire temporaire entre les années 1813 et 1823‑1825. Les investigations ont mis au jour, à l’est des vestiges du couvent, des sépultures plurielles dont la composition révélerait l’existence d’une crise sanitaire survenue pendant les guerres napoléo‑ niennes. Ces résultats viennent de faire l’objet d’une publication scientifique.
Archéologie du Japon
Des soldats napoléoniens morts à l’hôpital ?
L’usine du Bocard de Vialas et l’archéologie industrielle
Établie aux confins méridionaux de la Lozère, l’usine du Bocard de Vialas est un ancien site d’extraction et de traitement de la galène argentifère. En activité de 1781 à 1894, elle connaît son apogée dans les années 1860. Depuis 2016, elle est au cœur d’un programme pluridisciplinaire visant à mieux comprendre son fonctionnement. Or de telles études sur le patrimoine industriel demeurent très rares en France.
Vivre dans les Pyrénées
En 2025, a été lancé, sur le territoire des Pyrénées-Atlantiques et de la Communauté forale de Navarre, le Projet collectif de recherche transfrontalier ATEA. Ce nom, signifiant « porte » en basque, définit clairement son approche et ses objectifs : la montagne y est envisagée comme un espace de communication entre diffé- rents vallons, reliés par l’axe de la voie romaine traversant les deux versants. En voici les premiers apports.
Aux prémices d’une archéologie de sauvetage à Rouen
À l’occasion de sa fermeture pour restauration, le musée des Antiquités de Rouen est l’invité du musée d’Archéologie nationale. Trois objets « ambassadeurs » issus de ses collections illustrent l’ap‑ port d’un amateur peu connu mais qui a beaucoup œuvré pour la redé‑ couverte du passé de Rouen : Jacques‑Michel Thaurin (1814‑1870). Contemporain de l’érudit normand l’abbé Cochet (1812‑1875), ce curieux fait figure de pionnier de l’archéologie de sauvetage en milieu urbain, à l’image de Théodore Vacquer (1824‑1899) pour la ville de Paris.
Des vies d’objets
En 2023, le musée d’Art et d’Histoire d’Orange faisait l’acquisition, avec l’aide de la Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes- Côte d’Azur et du Service des musées de France, de l’exceptionnelle collection Vallentin du Cheylard, constituée à partir du milieu du XIXe siècle. Plus de 11 000 pièces, en majorité antiques, mais aussi préhistoriques ou médiévales, provenant pour la moitié de la région d’Orange, rejoignaient ainsi les fonds du musée. Six cents d’entre elles sont présentées dans une exposition qui retrace son histoire et, à travers cet exemple emblématique, interroge plus largement la mode du collectionnisme des XIXe et XXe siècles.
Qui sont les Jōmon du Japon ?
S’étendant sur plus de dix millénaires, la période jōmon désigne la dernière phase de la Préhistoire japonaise. Faste, cette période est connue en Occident par ses céramiques aux formes souvent exubérantes. Mais le Jōmon est aussi un moment singulier, qui voit la généralisation de la poterie ou la constitution de très grands villages mais sans mise en place d’une agriculture systématique. Dans ce vaste dossier, Archéologia vous propose de découvrir, à la lumière des recherches les plus récentes, cette époque plus qu’étonnante !
Murwab
AU QATAR Désertique, le Qatar n’est pourtant pas dépourvu d’histoire et d’archéologie. Si ses sites patrimoniaux demeurent méconnus du grand public occidental, ils préservent une mémoire millénaire. Fouillé de 1959 à 2009, notamment par deux équipes françaises, le site de Murwab est l’un des premiers à avoir été étudié. Livrant des vestiges inédits remontant à la période abbasside, soit entre la fin du VIIIe et la fin du IXe siècle, il est aujourd’hui considéré comme une référence scientifique à l’échelle de la péninsule arabique. Révélations.
Le château d’Étampes
En Essonne, le château d’Étampes est un édifice royal majeur de la fin du règne de Louis VI (1081‑1137). Son donjon, édifié en position dominante par rapport à la ville, est alors le plus imposant du domaine capétien. Aujourd’hui, ses vestiges se limitent à cette pièce maîtresse et à de rares maçonneries. Toutefois, il est représenté dans les Très riches heures du duc de Berry. Le croisement des éléments figurés sur la peinture avec les données archéologiques disponibles permet de restituer une partie des constructions disparues et, de façon inattendue, d’évoquer le siège de 1411.
Mayotte
Le cristal de Roche au temps des Califes