Louis Jammes, une humanité

Der Blaue Reiter

par Tom Laurent

Vade-mecum de la modernité

Catherine Peillon

par Emmanuel Daydé

Œil d'Horus

Le continent du divers

par Ella Filippi

Neuf artistes, femmes, africaines – pour reprendre l’ordre du sous-titre de cette exposition – se distinguent dans L’Autre continent par leur diversité et la force de leur travail, et leur réunion donne à explorer continents africain et féminin, à travers des regards jusque-là peu connus sur la scène artistique internationale.

Grandes et petites eaux

par Tom Laurent

De la Fondation Schneider

Assaf Shoshan

par Charlène Rioux

Ce que gomment les frontières

Animal, sujet moral

par Morgane Etoundi

À Cassel, quelques 90 peintures et études animalières mettent en lumière les échanges de motifs picturaux opérés dans la région d’Anvers entre 1610 et 1680, et ce notamment grâce à l’encyclopédie de Conrad Gessner.

Le prince de bois ou le retour de la forêt

par Emmanuel Daydé

Alors que nous avons défriché notre espace au coeur des forêts et fondé notre civilisation contre elles, les forêts hurlent vengeance en replantant un nouvel art de l’espace, avec le minimaliste Carl Andre comme avec les naturalistes Frans Krajcberg et Claude Mollard.

La collection Chtchoukine

par Pascal Lismonde

Un rêve se réalise à la Fondation Vuitton : celui de voir à Paris – et hors Russie… – un ensemble exceptionnel d’Icônes de l’Art moderne réuni par un riche marchand moscovite, Sergueï Chtchoukine. 130 chefs-d’oeuvre venant de l’Ermitage et du musée Pouchkine, signés Monet, Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Rousseau, Derain, Matisse ou Picasso, que Chtchoukine a achetés à Paris et exposés au public en son palais à Moscou, suscitant l’émergence de l’avant-garde russe cubo-futuriste, suprématiste ou constructiviste.

L’Occident naît en Orient

par Emmanuel Daydé

En quelques 500 oeuvres arrachées aux sables du temps, le Louvre-Lens remonte le temps aux origines de la civilisation en évoquant le miracle de l’antique Mésopotamie, et c’est notre Histoire qui ressurgit ainsi sur trois millénaires. Au moment où le patrimoine immémorial d’Irak et de Syrie est menacé de destruction et d’oubli par des pillards et des fanatiques, la recherche de la Mésopotamie perdue est d’une urgence vitale. Sumer time ?

Le mal de pierres de Jean-Luc Martinez

par Emmanuel Daydé

Avec Jean-Luc Martinez, la France tient enfin son Monument Man. Soucieux des destructions spectaculaires et du trafic intense d’antiquités sur les sites antiques assyriens, comme Nimroud, Hatra, Ninive ou Khorsabad en Irak, sumériens, comme Mari, ou romains, comme Palmyre, en Syrie, le président de la République François Hollande a confié au Président-directeur du Louvre une mission sur la protection des biens culturels en situation de conflit armé. Au-delà de la réouverture accélérée du musée national irakien de Bagdad et de la restitution de ses 15 000 pièces volées en février 2016, Jean-Luc Martinez est intervenu au G7 en mai et a remis 50 propositions françaises pour protéger le patrimoine de l’humanité. Les expositions du Louvre-Lens sur la Mésopotamie antique et du Grand Palais sur quatre « sites éternels » du Moyen-Orient, en essayant de sensibiliser tout un chacun à la notion de patrimoine universel, font partie de ce dispositif de guerre à la guerre.

Les piliers de l’art de Dia Al-Azzawi

par Valérie Didier-Hess

Portant sa mémoire d’Irakien meutri jusqu’à Londres où il vit désormais, Dia Al-Azzawi conjugue au futur antérieur tout ce que sa « terre brulée et fertile » a donné de miracles et de tragédies. Comme les anciens symboles de la Mésopotamie et les élévations de l’architecture islamique, son oeuvre s’offre en autant de stèles pour l’inconsolable humain, en pionnier de l’art contemporain dans le monde arabe.

Premiers pas de danse au musée

par Ulysse Baratin

Sur un air de pédagogie

Mapplethorpe

par François Salmeron

Soutenue par la Fondation Mapplethorpe, cette rétrospective regroupe au musée des Beaux-Arts de Montréal près de 250 oeuvres du plus controversé des photographes. De ses premiers polaroïds à sa consécration en tant que maître du noir et blanc, Robert Mapplethorpe déclenche en effet de nombreuses polémiques. Jugé tout d’abord immoral pour le contenu explicitement sexuel de ses clichés, auxquels il apporte un grand soin formel, l’artiste a désormais tendance à être présenté comme un classique, trente ans après sa disparition. Retour sur un étonnant paradoxe.

La preuve par dix !

par Renaud Faroux

« J’ai besoin de me sentir lié au monde physique, il me faut le courage de peindre le laid, il me faut la vie dans toute sa densité », déclarait Otto Dix. Les affres qu’exprime son oeuvre se retrouvent à leur juste place dans une vaste rétrospective au musée Unterlinden, qui fête, en même temps que le 125e anniversaire du génial peintre allemand de la Nouvelle Objectivité, les 500 ans du grandiose retable de Grünewald et de Nicolas de Haguenau.

Matisse, Baudelaire

par Ulysse Baratin

Ensemble, séparément