Le miroir tendu de l’art brut

Anders Zorn

par Ulysse Baratin

« Zorn, génie facile, expéditif et sommaire » selon la critique parisienne de la fin du XIXe siècle, qui savait manier la formule ambiguë… De fait, ce Suédois né en 1860 dans une famille d’agriculteurs avait suffisamment de facilités pour devenir, à moins de trente ans, l’un des peintres à la mode des années 1880- 1900. Le caractère protéiforme de son oeuvre se trouve rendu avec grâce au Petit Palais.

Voyage discret à Versailles

par Tom Laurent

Voyage d’hiver ou voyages divers ? Concocter un parcours contemporain dans les jardins du château de Versailles était de fait un pari difficile, car face à la pompe du pouvoir qu’offre le spectacle des lieux, se vouloir discret y rime très vite avec devenir accessoire. Quant à l’état méditatif que sous-tend la référence à Schubert de la promenade, il serait difficile de même le concevoir dans l’une des destinations touristiques les plus prisées au monde.

Soon

par Tom Laurent

Des multiples sous toutes les formes

Nalini Malani

par Tom Laurent

La lumière des ombres

Le MoMA fait escale à Paris

par Camille Bardin

Voir les choses en grand : c’est la recette du succès de la Fondation Louis Vuitton qui revient encore cet automne avec une exposition blockbuster, Être moderne : Le MoMA à Paris.

Li Xin

par Philippe Piguet

La peinture sublimée

Youssef Abdelké

par Emmanuel Daydé

Les nus contre les morts

Prix Art Absolument pour l’Outsider Art

Avec l’exposition des oeuvres des 14 nominés du Prix Art Absolument pour l’Outsider Art, c’est une vision large – actualisée – de l’art brut qui se fait jour. Tous choisis par l’artiste Éva Jospin lors de l’Outsider Art Fair qui s’est tenu à Paris en octobre dernier, ces artistes invitent leurs obsessions dans le cadre de l’oeuvre, mais surtout leur pouvoir d’invention de formes et de mondes. Ainsi, l’Américain Melvin Way a été désigné lauréat par un jury de cinq personnalités : son art de rien et de tout, développé un temps à l’abri des regards, prend toutes les allures d’un talisman.

La Halle Saint Pierre

par Renaud Faroux

À la Halle Saint Pierre, depuis 1995 et en plein coeur de Montmartre, Martine Lusardy et son équipe mettent en place recherches, réflexions et expositions sur les formes insolites et hors-normes de la création moderne et contemporaine. Si le fil rouge de cette institution reste une approche « scientifique » de l’art brut, elle s’ouvre aussi de manière originale à d’autres alternatives : art outsider, art singulier, Lowbrow Art… avec toujours une volonté affirmée de montrer comment les artistes ouvrent l’art pour réparer le monde. Rencontre.

Anselme Boix-Vives

par Emmanuel Daydé

Non revendiqué par l’Art brut, l’oeuvre fulgurant et météorique de l’ancien berger catalan à la retraite Anselme Boix-Vives explose toutes les catégories. Après une rétrospective universelle à la Halle Saint Pierre en 2009, le musée des Beaux-Arts de Chambéry replace les paradis lunaires de ce génie des alpages dans leur milieu naturel : des montages aux étoiles.

La Folie en tête

par Baimba Kamara

À l’occasion de l’exposition La Folie en tête à la Maison de Victor Hugo, Barbara Safarova, co-commissaire de l’exposition et présidente de l’association abcd, revient sur la manière dont le changement du regard sur un sujet permet de le transformer. Qu’il s’agisse du regard des psychiatres sur ces artistes autodidactes, de celui des artistes de l’avant-garde sur ces oeuvres longtemps cachées et surtout de la manière dont ces malades internés et isolés nous révèlent une part de notre humanité.

Ai Weiwei

par Pascale Lismonde

Artiste total ?

César...

par Philippe Piguet

Dans et pour l'histoire

Jean-François Millet

par Emmanuel Daydé

Qui a peur de Jean-François Millet ? Le musée d’Orsay peut-être, qui a déprogrammé la rétrospective de l’artiste, celui de Boston, qui refuse tout prêt de sa fantastique collection, mais pas les éditions Citadelles et Mazenod, qui lui consacrent un livre-somme, ni Lille, qui accueille un bouleversant survol d’un oeuvre étrange, à la fois romantique, réaliste, symboliste, impressionniste, primitiviste et même écologiste. Chaînon manquant entre Géricault et Monet, Millet sème aujourd’hui un grain qui ne meurt pas.

Nicolas Régnier

par Vincent Quéau

Le Caravage sérénissime