Que représentent les premières années des artistes ? Comment parviennent-ils à se faire une place ? D’une époque à l’autre, les réponses ne sont pas les mêmes. C’est pourquoi nous ouvrons la rubrique « Introducing » à la jeunesse d’artistes devenus aujourd’hui de grandes figures de l’histoire de l’art. L’occasion nous en est offerte par l’exposition le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin qui se tient, sous le commissariat de Guillaume de Sardes, jusqu’au 25 mai 2026, au Nouveau musée national de Monaco. Alain Mérot, historien de l’art spécialiste de Nicolas Poussin (1594-1665), revient sur les débuts incertains du peintre.
Tim Eitel
Nicolas Poussin
La Fondation Louis Vuitton
Programme prospectif lancé en 2018 par la Fondation Louis Vuitton, Open Space est dédié à de jeunes artistes nationaux et internationaux auxquels il offre la possibilité de produire un projet spécifique. Sa 18e édition accueille, à partir du 15 avril 2026, l’Iranienne Armineh Negahdari. Annabelle Gugnon a rencontré Ludovic Delalande, chargé du programme avec Claudia Buizza.
Ildikó Enyedi
Présenté dans la sélection officielle de la dernière Mostra de Venise, Silent Friend d’Ildikó Enyedi sort en France le 1er avril 2026. Il met en scène Tony Leung Chiu-wai, Luna Wedler, Léa Seydoux…, mais surtout un arbre, cet ami silencieux.
Tim Eitel
Tim Eitel s’est fait connaître comme représentant de la « Nouvelle école de Leipzig ». Pourtant, il a toujours été un solitaire, un artiste qui a inventé un langage pictural à contre-courant, conférant à ses représentations un caractère mystérieux et magique. Il participe à l’exposition le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin (Nouveau musée national de Monaco, 13 février-25 mai 2026) et Haar - Macht - Lust (Kunsthalle München, 20 mars-3 octobre 2026), avant, cet automne, à Paris, une exposition personnelle à la galerie Jousse Entreprise (15 octobre-21 novembre 2026).
Art brut, la marge au centre du débat
Artpress s’est toujours intéressé à l’art brut. Dans le n° 3 de décembre 1976, dans un dossier intitulé « Folie », entre réflexions sur les alternatives à la psychiatrie asilaire et interview de Jean Oury, fondateur de La Borde, clinique pionnière de la psychothérapie institutionnelle, nous avions publié un texte de Michel Thévoz, conservateur alors récemment nommé de la Collection de l’Art Brut à Lausanne. Celle-ci, en 2026, célèbre donc son 50e anniversaire avec notamment, sous la responsabilité de sa nouvelle directrice, Sarah Lombardi, une exposition consacrée aux artistes suisses (jusqu’au 27 septembre 2026). Entre temps, mais très récemment, l’art brut sera entré au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, grâce à la donation en 2021 du collectionneur Bruno Decharme. Une large sélection de cet ensemble était présentée, l’été dernier, au Grand Palais à Paris. Art brut. Dans l’intimité d’une collection (20 juin-21 septembre 2025) permettait à un large public de mesurer l’extrême diversité de ce que l’on regroupe dans cette catégorie en permanente redéfinition. L’art brut est-il ou non soluble dans l’art contemporain, sans qu’on oublie les conditions spécifiques de sa création ? C’est une des nombreuses questions que l’on pouvait se poser au sortir de la visite, et l’idée est née de réunir quelques personnes, réfléchissant depuis longtemps au sujet, pour en débattre : Christian Berst est galeriste, spécialisé dans l’art brut ; Anne-Marie Dubois est psychiatre, psychanalyste, responsable scientifique du Musée d’art et d’histoire de l’hôpital Sainte-Anne (Mahhsa) ; Catherine Francblin est critique d’art ; Claire Margat, philosophe et critique, écrit de longue date sur l’art brut, notamment pour artpress dont elle a coordonné le numéro spécial, « Les Mondes de l’art brut », en 2013 ; Joëlle Pijaudier-Cabot a été de 1987 à 2007 directrice- conservatrice du LaM, Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut. Modératrice, Catherine Millet.
Jeff Koons
Porcelain Series
Louise Nevelson
Mrs. N’s Palace
Dove Allouche
CHNOPS
Felix Macherez
La dernière phrase
Valentin Retz
Valentin Retz engage le lecteur dans une traversée du temps, du verbe et des doubles, là où la littérature devient expérience.