Le nouvel eugénisme

Vargas Llosa

par Suzi Vieira

Le dernier roman du Nobel est jugé décevant par la presse hispanophone. Crime de lèse-complexité ou preuve de sa passion d’artiste ?

Les pauvres, ce marché très lucratif

par Barbara Ehrenreich

Aux États-Unis, des propriétaires louent à prix d’or des appartements insalubres à des miséreux voguant d’expulsion en expulsion. Un scandale sidérant.

Elena Ferrante

par Sandro Ferri, Sandra Ferri, Eva Ferri

Pour la grande romancière italienne, c’est l’écriture qui porte l’écrivain, ce sont les mots qui débusquent les sentiments les plus secrets et aident à raconter ce que l’on ne parvient pas à comprendre soi-même. Ainsi naît la trame narrative qui va emporter le lecteur, dont il ne faut jamais oublier le plaisir, même avec du déjà-vu, du vieux, du vulgaire.

L’homme qui voulait améliorer l’espèce humaine

par Jim Holt

Scientifique de haute volée, le cousin de Darwin, Francis Galton, a forgé les concepts de base qui fondent toujours les statistiques sociales. Convaincu du caractère partiellement héréditaire des traits humains, il s’inquiétait de voir les pauvres et les « faibles d’esprit » proliférer et a lancé le mouvement eugéniste pour favoriser la reproduction des meilleurs éléments. Une vision dévoyée par ses héritiers.

En France : Galton ? Connais pas

Le courant eugéniste s’est développé en France bien avant Galton. Il s’est poursuivi après lui, mais en l’ignorant. Et sans effet notable.

Gare aux féculents !

Les recommandations sanitaires françaises affirment que les féculents ne font pas grossir. Une erreur radicale.

Harvard et les “Brahmanes de Boston”

Plaidoyer pour le dépistage génétique

par Jon Entine

Avant comme après la conception, analyser l’ADN de l’être humain désiré ou à venir est conforme à l’intérêt des parents et des enfants. Qu’ils soient de droite ou de gauche, les adversaires du dépistage génétique mènent un combat d’arrière-garde. L’eugénisme positif bien compris mérite d’être réhabilité.

Jusqu’où peut-on façonner son enfant ?

par Erik Parens

Une percée technologique ouvre une nouvelle perspective, celle de pouvoir modifier un gène défectueux chez l’enfant à venir. Ce bouleversement nous oblige à faire face de manière inédite à cette vieille question : qu’est-ce qu’être un bon parent ? En filigrane, l’inévitable tension entre le devoir de modeler son enfant et celui de l’accepter tel qu’il est.

La Roumanie

Un photographe saisit avec une sensibilité à la Bruegel l’atmosphère d’abandon qui règne dans des villages reculés de la Roumanie post-communiste. Une ode somptueuse à un mode de vie qui disparaît.

Sappho

par Edith Hall

Nous avons perdu 97 % de l’oeuvre de Sappho, longtemps mise à l’index pour avoir célébré l’homosexualité féminine. Celle que Platon surnommait « la dixième muse » a pourtant joui d’une postérité sans égale. Ses poèmes étonnent par leur sensualité et leur fabuleuse complexité métrique. Un bonheur à lire, mais un cauchemar pour les traducteurs !

Ces mots qui nous gouvernent

par CLaudia Wüstenhagen

Ils peuvent exprimer des abstractions, mais aussi manipuler l’opinion… Quand leur usage est métaphorique, les mots deviennent des instruments de pouvoir. Parler de « réfugiés fiscaux » pour décrire les riches qui se dérobent à l’impôt mais de « raz de marée » à propos des véritables réfugiés, cela n’a rien d’anodin.

Le rêve d’Islam des jeunes mexicains

par Federico Mastrogiovanni

Ils ont un peu plus de 20 ans et ne parlent pas un mot d’arabe. Pourtant, de plus en plus de jeunes Mexicains embrassent avec ferveur la religion musulmane. Ils se disent séduits par sa rigueur morale et sa dimension « révolutionnaire ».

Quand le racisme s’invite à l’hôpital

par Yeij Lee

Même après des années d’études de médecine, il n’est pas facile de faire oublier la couleur de sa peau. Damon Tweedy, un jeune praticien afro-américain, en a fait l’amère expérience. Dans un récit autobiographique, il raconte le racisme ordinaire qui mine les hôpitaux américains. Le mal n’épargne ni le personnel soignant, ni certains patients, qui refusent d’être soignés par un « nègre ».

L’art anglais de la défaite

par Delphine Veaudor

Les Britanniques du XIXe siècle exaltaient les héros vaincus de l'Empire. Une manière d'en affirmer la noblesse.

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