Politique et religions

Bernard Cazeneuve

par Thomas Thévenoud · visuels: Anne-Gaëlle Amiot

La politique sans en faire

Geoffroy Lejeune

par Mathilde Siraud · visuels: Arnaud Meyer

Un jeune homme de valeurs

Ivan Levaï

par Fanny Saliou, Soizic Bonvarlet · visuels: Nadège Abadie

"Les politiques sont intéressants dans leur recherche et leur conquête du pouvoir"

Aurélien Bellanger

par Arnaud Viviant · visuels: Patrice Normand

En trois romans, La Théorie de l’information, L’Aménagement du territoire et aujourd’hui Le Grand Paris, des titres qui font plus penser à des Que sais-je ? qu’à des romans, Aurélien Bellanger, 36 ans, s’est imposé comme l’un des meilleur romanciers de notre époque. Des trois, Le Grand Paris est le plus directement politique ; il met en scène un conseiller en urbanisme du président Sarkozy, lui recommandant de faire le Grand Paris Express, afin de désenclaver la Seine-Saint-Denis, le 93 comme on dit. Alors pour qui vote Aurélien Bellanger ?

Jean-François Copé

par Astrid de Villaines · visuels: Samuel Guigues

Jean-François Copé ne met jamais sa judaïté en avant. Il est au demeurant plus pudique pour parler de la religion juive que pour évoquer les églises et les cathédrales de France dans lesquelles il aime se réfugier. S’il ne renie rien de ses origines, ashkénaze du côté de son père, séfarade par sa mère, le maire de Meaux met surtout en avant son appartenance à la France. C’est pour elle qu’il s’est engagé en politique, parce que son père et ses grands-parents ont été sauvés par des Justes en 1943 à Aubusson. Cet épisode a marqué à tout jamais sa vie et sa carrière politique. S’il a décidé de revenir sur le devant de la scène en 2016, après sa démission forcée de la présidence de l’UMP suite au scandale Bygmalion, ce n’est, dit-il, qu’en mémoire de cette histoire personnelle et si française.

“Comme une ambiance de Bar Mitzvah”

par Ghislain de Violet

« Vous êtes une revue engagée ? », « Pourriez-vous m’envoyer un exemplaire avant ? ». Enquêter sur le dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), c’est être souvent confronté à des questions de ce type. Une vigilance légitime, au fond. Que sait-on vraiment de cet événement qui réunit chaque année l’élite du pouvoir et la communauté juive organisée, en dehors des clichés qui lui sont associés (« dîner mondain », « soirée de gala ») et des polémiques qu’il suscite parfois ? Depuis trente ans qu’il existe, le dîner nous en dit pourtant beaucoup sur la République et son rapport au fait religieux. Histoire d’un rituel éminemment politique.

Valérie Boyer

par Olivier-Jourdan Roulot · visuels: Frankie, Nikki

La Pompadour de Marseille

Jean-Frédéric Poisson

par César Armand · visuels: Patrice Normand

Jean-Frédéric Poisson s’est fait un nom lors de la primaire de droite et du centre. Il y est apparu parfois brillant, souvent décalé par rapport à ses concurrents directs. Celui qui a découvert sa foi lors d’un cours de philo en terminale, et qui apprend aujourd’hui l’arabe, a quitté le monde de l’entreprise pour se lancer en politique dans l’ombre de Christine Boutin avant de lui succéder à la tête du Parti chrétien-démocrate. Et sa vision des relations entre religions et politique sort tout droit de l’Évangile : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Madeleine Bazin de Jessey

par Alexandre Gilardi · visuels: Patrice Normand

Avec son ami François-Xavier Bellamy, Madeleine Bazin de Jessey, 27 ans, fait partie de ces jeunes normaliens (ancienne de Louis-le-Grand, elle est agrégée de lettres classiques) qui tentent d’imposer en France les fondations d’un nouveau conservatisme. Aujourd’hui porte-parole de Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous, Madeleine Bazin de Jessey a rallié le staff de François Fillon pour la présidentielle, où elle est en charge de la « France périphérique ». Si elle a décidé de ne pas se présenter aux élections législatives pour se consacrer à sa vie de famille, tout le monde lui prédit néanmoins un bel avenir politique.

Frigide Barjot

par Mathilde Siraud · visuels: Tom Buisseret

Quatre ans après la Manif pour tous, son ancienne égérie Frigide Barjot continue son combat et réclame l’union civile pour les couples de même sexe en lieu et place du mariage. Avec la candidature de François Fillon, cette chrétienne « reconvertie » a entrevu un espoir... Elle reçoit Charles longuement à son domicile parisien du XVème arrondissement, assise au bord de son canapé. Quelques jours après les fêtes de Noël, installée à côté d’un immense sapin habillé d’une crèche fournie, elle revient notamment sur l’épisode très politique de son éviction de « la Manif ».

Civitas

par Grégoire Arnould

À ses débuts, en 1999, Civitas n’est qu’une association ayant pour but de former à sa pensée une élite nationale et catholique susceptible de peser dans le débat public. Mais de fil en aiguille, de coups d’éclat en actions choc, cette structure littéralement arraisonnée par le Belge Alain Escada, qui en est aujourd’hui le président, va se transformer. En septembre 2016, l’association s’est constituée en parti politique. C’est ainsi que Civitas présentera 200 candidats dans toute la France lors des législatives de juin.

Boubaker El Hadj Amor

par Antoine Fabry · visuels: Gabriel Fabry

L’imam de la mosquée de Poitiers, Boubaker El Hadj Amor, est l’un des dirigeants historiques de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), souvent accusée d’être proche des Frères musulmans. Celui qui est par ailleurs maître de conférence dans une grande école d’ingénieurs s’explique sans langue de bois sur le terrorisme, les jeunes en voie de radicalisation, le mariage homosexuel, l’antisémitisme ou encore les influences étrangères qui ligotent toujours la communauté musulmane de France.

Laurent Stalla-Bourdillon

par Soizic Bonvarlet, Fanny Saliou · visuels: Edouard Jacquinet

On l’appelle « l’aumônier des parlementaires ». À quelques encablures du Palais Bourbon, le Père Stalla-Bourdillon reçoit régulièrement députés et sénateurs pour échanger, débattre ou tout simplement prier dans le cadre d’un service créé et financé par l’Église catholique : le SPEP, Service pastoral d’études politiques. Conformément à la loi de 1905, il n’a aucun rôle officiel au Parlement. Nommé par l’évêque en 2012, Laurent Stalla-Bourdillon devrait quitter sa fonction à la fin de l’année. Un prêtre au coeur du pouvoir législatif qui se défend néanmoins de faire de la politique.

Les mystères de la Villa Bonaparte

par Constant Méheut

Être ambassadeur de France près le Saint-Siège est un poste convoité en fin de carrière au Quai d’Orsay. Mais en quoi cela consiste-t-il ? Comment fait-on de la diplomatie entremêlant le temporel avec le spirituel ? Et quels secrets cachent les hauts murs romains de la Villa Bonaparte, siège de cette ambassade si particulière ?

Tuer Clémentine Autain

par Arnaud Viviant · visuels: Patrice Normand

La gauche a disparu. Comme si un tueur en série effaçait systématiquement tous ses chefs ... Les éditions Arcane 17 ont chargé vingt-deux écrivains de faire disparaître fictivement les principaux représentants de la gauche dans un recueil intitulé Mortelles primaires. Parmi eux, Arnaud Viviant, en charge de l’assassinat de Clémentine Autain.

Restons au pieux !

par Zvonimir Novak

Une brève histoire de la propagande catho intégriste, des années 70 à nos jours.