Faire statue/Statue Play

L’immobilité et ses failles dans la performance des années 1990

par Pierre Saurisse

Si la performance adopte parfois, dès son émergence, un caractère pictural, elle sait aussi faire des incursions dans le domaine de la sculpture en lui empruntant les caractères de l’objet inanimé. Dès 1964, une performeuse, telle Yoko Ono dans Cut Piece, figée dans une pose, évoque la permanence du corps sculpté. Bien plus qu’une simple absence d’action, l’immobilité dirige l’attention sur la présence physique du corps qui se pétrifie. Alors que s’écoulent les secondes et les minutes, elle témoigne de la capacité du performeur à s’astreindre à l’absence de mouvements et à maintenir une posture.

De l’inertie pince-sans-rire du corps-sculpture

par Anna Dezeuze

« La sculpture, c’est ce qui nous fait buter quand on recule pour regarder une peinture. » Le bon mot bien connu du peintre américain Ad Reinhardt met l’accent sur l’immobilité fondamentale de la sculpture, sur son inertie. Depuis les débuts de son histoire, c’est en effet cette dimension qui est mise en évidence dans les écrits sur la sculpture.

The Power of the “Statuefied” Body

par Ersy Contogouris

Emma Hamilton and Kimsooja

Effets de sculpture en performance

par Mélanie Boucher

L’immobilité chez Gathie Falk et Megan Rooney

Nature vivante

par Camille Paulhan

Sculptures mortes

Corps et objet

par Jeremy Gafas

Une histoire de friction

Dialogue et agentivité du corps immobile

par Julie Richard

La Galerie de l’Université du Québec à Montréal présentait, du 26 au 30 mai 2016, dans sa petite salle la performance,

Le pouvoir de l’immobilité

par Sylvie Tourangeau

Faire statue est une forme d’engagement.

Performances invisibles 

par Nicolas Rivard

Entre l’histoire et le présent

Abraham Cruzvillegas

par Tak Pham

Autocontusión

Catherine Lescarbeau

par François Chalifour

Le Département des plantes