Editorial
Numéro 5
Défense du professeur de français
Sur la “critique universitaire”
Le professeur de français - les derniers numéros de cette revue l'auront peut-être dit avec assez de netteté - est d'abord un professeur de langue et de méthode.
Enseignement programmé de la grammaire française
Une expérience limitée dans l'Académie de Bordeaux
Les lettres et l’éveil artistique
Plus d'un maître, dans sa carrière, se pose le problème de la finalité de son enseignement. Pour le professeur de français, la finalité évidente, rappelée par les LO., demeure, au moins dans le premier cycle, d'arriver à un manie- ment correct de la langue, encore que plusieurs articles dans les numéros précédents de notre revue aient rappelé qu'il y a désaccord sur les niveaux considérés. Mais le rôle du professeur de français est aussi, dit-on, d' ‹‹éveiller». Et là, je crains, sans vouloir faire le procès de toute « lecture expliquée », qu'une part trop grande ait été faite à l'explication littérale. N'a-t-on pas, dans certains cas, usé les mots à les trop polir? Et va-t-on bien loin dans l'appréciation de certains poèmes en les émiettant?
Pour la création d’un corps de professeurs de méthodes d’expression
Les événements de mai ont eu, entre autres causes, les très légitimes angoisses de nombreux étudiants quant aux débouchés qu'ils pourraient trouver au terme de leurs études. C'est par ailleurs une idée beaucoup trop répandue que de croire qu'il y a trop d'étudiants dans les Facultés de Lettres. L'économie a besoin de sociologues et de psychologues; elle a besoin aussi de littéraires «purs», qui puissent exercer des tâches diverses (relations humaines, documentation, voire animation culturelle); mais il lui faut surtout de véritables professeurs de français, afin d'assurer aux travailleurs une formation qui leur est de plus en plus nécessaire, quels que soient leur niveau culturel et leur tâche dans l'entreprise : je veux parler des méthodes d'expression.