Neruda

Beyond Flamenco de Carlos Saura

par Marguerite Debiesse

Fasciné par les expressions musicales et chorégraphiques populaires, C. Saura explore l’éventail de la Jota, une danse espagnole traditionnelle, source du flamenco. Sur un dispositif scénique éprouvé, il offre 87 minutes d’ibérisme tourbillonnant.

Chanda de Ashwiny Iyer Tiwari

par Gilles Tourman

Domestique, Chanda découvre que sa fille Appu ambitionne d’exercer le même métier. Elle s’inscrit dans sa classe pour la “réveiller”. Sur les images d’une Inde populaire joliment filmée, un superbe conte émancipateur invitant à croire en ses rêves.

Mountain de Yaelle Kayam

par Roland Hélié

Tzvia, que son mari délaisse, vit avec sa famille dans un lieu où se côtoient étrangement le mort et le vivant. Premier film de Yaelle Kayam, Mountain met brillamment en scène la souffrance d’une femme en proie au désir et à la frustration. Superbe !

Neruda de Pablo Larrain

par Gilles Tourman

Chili, 1948. Accusé de trahison pour communisme en pleine guerre froide, le poète Pablo Neruda se cache. Par l’auteur de No (2013), un road movie policier fascinant, troublant : une oeuvre d’art total qui interroge l’homme - et le poète - Neruda.

Nocturnal Animals de Tom Ford

par Aude Jouanne

Susan se replonge dans son passé lorsque son ex-mari lui envoie le manuscrit de son nouveau roman. Adapté d’un livre d’Austin Wright, le deuxième long métrage de Tom Ford développe une esthétique calibrée mais s’embourbe dans une narration confuse.

Le Parc de Damien Manivel

par Nicolas Marcadé

Un garçon, une fille, un parc, une journée et une nuit. Armé d’un impressionnant sens du cadrage et du merveilleux, D. Manivel promène un regard intense comme un laser sur la banalité, révélant ainsi les drames, les songes et les fantasmes qu’elle contient.

Qui êtes-vous Damien Manivel ?

par Roland Hélié, Nicolas Marcadé

Interview du réalisateur Damien Manivel

Primaire de Hélène Angel

par Gilles Tourman

Florence, institutrice, se dévoue sans compter pour ses élèves. Son passage devant l’inspecteur d’académie, le désir de son fils de rejoindre son père et l’arrivée du jeune Sacha vont la faire douter. Un film aussi juste que touchant, par-delà ses facilités mélo.

Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona

par Thomas Fouet

Conor, 13 ans, dont la mère souffre d’un cancer, croise le chemin d’un monstre bienveillant... Conte spielbergien s’il en est, le troisième long métrage de J.A. Bayona, maîtrisé, parfois brillant, peine toutefois à aller au-delà de l’exercice de style.

La Reine-garçon de Mika Kaurismäki

par Corentin Lê

Comme un manuel d’histoire lu en diagonale, La Reine-garçon s’attarde sur la vie de Christine de Suède de manière très partielle : en plus de faire frémir les historiens, cette adaptation de Bouchard enchaîne maladresses et égarements narratifs dispensables.

3000 nuits de Mai Masri

par Aude Jouanne

Layal, institutrice palestinienne enfermée à tort dans une prison israélienne dans les années 1980, décide, malgré les pressions, de mettre au monde, derrière les barreaux, l’enfant qu’elle attend. Un récit sensible et engagé inspiré d’une histoire vraie.