Perfect Days de Wim Wenders

Augure de Bajoli

Connu pour sa carrière de rappeur et de performeur, Baloji réalise un premier long qui offre un regard critique et tendre sur le Congo. Parfois confus et démonstratif, Augure repose sur ses scènes oniriques et sur la présence de ses personnages féminins.

Conann de Bertrand Mandico

Vie, (après-)mort et incarnations de Conann, guerrière née dans des temps barbares - sous le regard d’un démon à tête de chien... Mandico fait du Mandico, follement confiant dans son cinéma. Lequel, parfois, fait des merveilles, et parfois, confine au système.

Édouard Louis, ou la transformation de François Caillat

Devant la caméra de F. Caillat, É. Louis revient une nouvelle fois sur son parcours. Composant hélas, pour l’essentiel, une redite de l’œuvre de l’auteur (le récent Changer : méthode entre autres), le film n’en capte pas moins une parole intensément politique.

Les Filles vont bien de Itsaso Arana

Cinq femmes répètent une pièce de théâtre et, dans le processus, apprennent à mieux se connaître. Avec Les Filles vont bien , Itsaso Arana, actrice de talent, nous apprend que sa parole fait aussi d’elle une réalisatrice inspirée et inspirante.

Les Petits mâles de Laurent Metterie

Avec Les Petits mâles , L. Metterie et C. Froidevaux- Metterie créent un outil pédagogique transgénérationnel pertinent. Sans jamais accuser, ni moraliser son propos (le sexisme dont les femmes sont victimes), le film vise à éveiller les consciences.

Rêves de Pascal Catheland et Arthur Perole

Masqués, et tenus par les règles de la distanciation sociale, 17 élèves d’un collège du Var évoquent leurs visions de l’avenir et leurs rêves. Malgré quelques belles séquences, cette série n’apporte rien de bien neuf sur la psyché adolescente.

Le Temps d’aimer de Katell Quillévéré

Avec Le Temps d’aimer , Katell Quillévéré (Réparer les vivants ) réalise un mélodrame intense sur un couple hanté par ses secrets dans la France d’après-guerre. Le film allie humanisme et sensibilité, gagnant en intensité à mesure que son intrigue se dévoile.

La Tresse de Laetitia Colombani

Trois femmes sur trois continents, trois destins remodelés grâce à leur obstination. Le roman de Laetitia Colombani était formaté pour plaire, son film reprend la formule sans recul et perd sa saveur à cause d’un naturalisme artificiel, à la manière d’un Lelouch.

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Novo Numéro 54 · stanislas nordey · chloé mons · the limiñanas · édouard louis · pierre pelot
#54
2019-04
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