À voix basse de Leyla Bouzid

Bagarre de Julien Royal

Pour soigner sa petite chienne, un gentil garçon, pugiliste redoutable par intermittence, travaille pour Allo Bagarre, un service de combattants de rue. Bête, régressive, et souvent drôle, cette comédie gore ne perd jamais de vue un mauvais esprit salutaire.

Alice au pays des colons de Yanis Mhamdi

Alice Kisiya, Palestino-Israélienne de Bethléem, et Alaa, Palestinien de Cisjordanie, luttent pour vivre sur leur terre. Elle face aux colons. Lui face à Tsahal. Un documentaire profondément édifiant par son traitement et la solarité de ses protagonistes.

À voix basse de Leyla Bouzid

Ce troisième long métrage de Leyla Bouzid, raconte avec délicatesse et douceur une famille tunisienne dans toutes ses contradictions. Grâce à son écriture et à sa photographie de qualité, le film parvient à capter l’énergie d’une maison de famille.

Rencontre avec Zuzana Kirchnerová

par Florent Boutet

“Fugue estivale”

Didy de Gaël Kamilindi et François-Xavier Destors

À la fois portrait de femme et quête des origines, ce beau documentaire, précis et sensible, évoque la vie brève de la mère du comédien Gaël Kamilindi, et revisite trente ans d’Histoire du Rwanda avant le génocide, dont ses prémices.

Les Fleurs du manguier (Harà watan) de Akio Fujimoto

Avec Les Fleurs du manguier , Akio Fujimoto construit une dramaturgie de l’inachevable, où la mise en scène épouse l’instabilité des Rohingyas, condamnés à vivre en transit, et dont la solidarité entre ses membres semble être la seule ressource.

Mârama (Mârama) de Taratoa Stappard

Film de genre maori sur le thème de la colonisation, dont le récit gothique permet d’ouvrir le récit politique à un large public et de proposer une œuvre foisonnante et stylisée. Si Mârama souffre de faiblesses d’écriture et de réalisation, il reste saisissant.

Pour le meilleur de Marie-Castille Mention-Schaar

Marie-Castille Mention-Schaar s’empare de l’histoire vraie de Philippe Croizon, un homme privé de ses membres qui veut traverser la Manche à la nage. Si le récit force le respect, la mise en scène et la direction d’acteurs peinent à convaincre.

Première ligne (Çaf el-aouel) de Merzak Allouache

Sur une plage d’Alger, la famille Bouderbala voit son rêve d’être en première ligne face à la Méditerranée contrarié par les Kadouri, qui ont pu leur voler la vue en payant les plagistes... La guerre des mères va être féroce. Un pamphlet tendre, drôle et cruel.