Mata de Rachel Lang

Histoires parallèles de Asghar Farhadi

Une romancière qui épie ses voisins pour trouver l’inspiration est vampirisée à son tour. Farhadi concocte une réflexion sans surprise sur les rapports entre le réel et la fiction, un long exercice de style, complaisamment cinéphile et un peu étouffant.

Maximilien Kolbe (Triumph of the Heart) de Anthony D’Ambrosio

En 1941, à Auschwitz, un SS condamne dix détenus à mourir de faim. Un prêtre, lui aussi prisonnier, demande à sauver l’un d’entre eux en prenant sa place. Entre hagiographie sans nuances et spéculations hasardeuses, ce film passe à côté de l’essentiel.

À bras-le-corps de Marie-Elsa Sgualdo

Avec ce premier long métrage, Marie-Elsa Sgualdo raconte la reconstruction d’Emma, une adolescente tombée enceinte à la suite d’un viol. Un récit sur l’émancipation, qui se perd malheureusement dans son désir d’explorer trop de sujets.

Cocotte (Kota) de György Pálfi

Une aventure animalière dans laquelle le réalisateur partage son plaisir à mettre en scène son anti-héroïne tout en désignant une civilisation humaine en morceaux. Dommage que le film s’égare parfois lourdement dans des sujets de société qui méritaient mieux.

Holy Destructors (Biodestruktoriai) de Aisté Zegulyté

Avec cette évocation de bactéries s’attaquant à des œuvres d’art que des scientifiques s’attachent à restaurer, l’autrice se livre à une exploration pompière et réductrice de l’infiniment petit. Le procédé est vain, l’ennui mortel.

Mata de Rachel Lang

Rachel Lang (Baden Baden ) livre ici un film d’espionnage intense, troublant, dépouillé et introspectif. Porté par une formidable Eye Haïdara, qui est de tous les plans, il soulève habilement des enjeux à la fois personnels et géopolitiques.

L’Objet du délit de Agnès Jaoui

Une troupe est constituée pour monter Le Mariage de Figaro , avec une influenceuse féministe à la mise en scène. Agnès Jaoui tente de traiter le sujet #MeToo par un geste de satire et de réconciliation, mais se perd dans un scénario didactique et sans charme.