En plusieurs blocs, Helmut Dosantos compose le tableau d’un Mexique misérable et hors du temps. Si le film réussit par moments à séduire et à intéresser, il se perd aussi trop souvent dans le systématisme de certains de ses dispositifs formels.
Le Mystère Lucy Lost de Olivier Clert
Gods of Mexico (Dioses de México) de Helmut Dosantos
Hope (Hopeu) de Na Hong-jin
Dans la ville de Hope (Corée du Sud), du bétail a été attaqué. La situation est bien plus grave... Après dix ans d’absence, Na Hong-jin revient avec un film qui s’affirme, dans sa virtuosité comme dans ses excès, comme l’héritier de Mad Max : Fury Road .
Leaving Amerika de Marie-Pierre Brêtas
En partant de ses retrouvailles avec un vieil ami, Marie- Pierre Brêtas tente de faire deux documentaires : l’histoire d’un Afro-Américain qui choisit l’exil, et celle de la condition afro-américaine globale, pour un résultat touchant mais un peu confus.
Ma nudité ne sert à rien de Marina de Van
Ce film interroge la bizarrerie de la nudité avec une approche poétique, pour livrer l’autoportrait de son autrice et partager ses interrogations - nues comme des vers. Il réussit à être personnel, très intime même, sans jamais être autocentré ni nombriliste.
Moulin de László Nemes
Ni film d’auteur radical, ni biopic lambda, cette reconstitution des derniers jours de Jean Moulin se contente de faire dans l’imagerie. Malgré quelques séquences réussies, ce Moulin apolitique et sans perspective se prend au piège d’une approche désuète.
Le Mystère Lucy Lost de Olivier Clert
Papa où t’es ? de Basile Monnot et Samy Bouyssié
Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg
Mère célibataire, Erika doit faire face à la quête obsessionnelle de son aînée pour retrouver son père biologique. Quoique bouleversante, cette recherche tourmentée finit par asphyxier un film qui aurait gagné à s’enrichir d’autres fils narratifs.
Sanguine de Marion Le Corroller
Une jeune femme, que son quotidien professionnel épuise, voit son corps se transformer. Pour son premier long métrage, Marion Le Corroller fait du body horror le reflet d’un mal-être intime et social, dans un film visuellement ambitieux mais encore imparfait.
Supplique à nos fantômes de Xavier Pestuggia
À travers les confidences d’Andréa, plus jeune de trente ans, le réalisateur polit un jeu de miroir poignant sur leurs enfances marquées par les violences de leurs mères respectives, l’inexistence de leurs pères et leur lutte pour se débarrasser de ces fantômes.