Rencontre avec Cristian Mungiu

Cotton Queen (Cotton Queen) de Suzannah Mirghani

Au Soudan, une jeune cueilleuse de coton découvre le passé de sa grand-mère... En dépit de ses louables intentions, le premier film de Suzannah Mirghani, au contexte de production complexe, séduit autant qu’il légitime un regard occidentalocentré.

Des fleurs pour Tokyo (Miwarashi sedai) de Yuiga Danzuka

Yuiga Danzuka

par Florent Boutet

“ Heureux comme Danzuka ”

Girl (Nühai) de Shu Qi

Taïwan, 1988. La jeune Lin Hsiao-lee fait la connaissance d’une fille de son âge, Li-li. Pendant un temps, leur amitié va lui faire oublier ses tourments familiaux. La comédienne Shu Qi passe à la réalisation avec ce beau et très personnel récit d’apprentissage.

Les Silences de Riyad (Al-majhoula) de Haifaa Al Mansour

Recrutée pour scanner des archives, Nawal décide d’enquêter sur une étudiante retrouvée morte dans le désert et dont personne ne réclame le corps. Sous le thriller, très réussi, une dénonciation tout aussi édifiante de la condition des femmes en Arabie saoudite.

Arcobaleno de Pablo Cirés

L’Arcobaleno, dancing fondé voici cinquante ans par Iolanda et repris par ses deux fils, Maurizio et Erminio, peine à survivre. S’ils songent à abandonner, Elisa, fille de Maurizio, entend se battre. Entre musiques et nostalgie, un film confinant à l’existentiel.

The Quiet Family (Choyonghan kajok) de Kim Jee-woon

Inédit dans les salles françaises, le premier long métrage de Kim Jee-woon, The Quiet Family, transforme une auberge de montagne en charnier domestique et en tire une farce d’un noir réjouissant. L’idée est belle, la mécanique s’épuise avant la fin.

Soudain de Ryûsuke Hamaguchi

À Paris, Ryûsuke Hamaguchi invente la possibilité d’un film à la radicalité caressante, à la douceur extrémiste - un attentat contre le spectateur prenant la forme d’un massage de pieds. À prendre ou à laisser, mais assurément à expérimenter.