Cas des bénéficiaires du programme d’Appui à l’Insertion et au Développement de l’Embauche (AIDE)
Volume 41
Analyse de la responsabilité d’insertion des jeunes dans le District Autonome du Grand Lomé (DAGL)
Causes du chômage des jeunes diplômés universitaires de la ville de Lubumbashi
Cet article analyse en profondeur les causes du chômage des jeunes diplômés universitaires de Lubumbashi, en République Démocratique du Congo. Il met en évidence l’inadéquation entre les formations universitaires et les exigences du marché du travail local, ainsi que l’impact limité des politiques publiques en matière d’éducation et de formation professionnelle. À travers une observation systématique, l’étude souligne la précarité des emplois non accessibles, les obstacles à l’insertion professionnelle et les défis structurels auxquels sont confrontés les jeunes diplômés. Enfin, l’article propose des perspectives et des recommandations pour renforcer l’employabilité des jeunes et stimuler la création d’emplois adaptés à leurs compétences.
Analyse des mécanismes de protection de l’enfant face à l’émergence du numérique en droit congolais
L’internet est devenu un média incontournable intégrant diverses technologies numériques, capable de transformer et d’ouvrir un champ extraordinaire de possibilités, tant pour l’amélioration que pour la nuisance de la vie des personnes. Les enfants, en particulier, sont souvent vulnérables et exposés dans le cyberespace à une multitude de risques, de dangers et de contacts non souhaités ou inappropriés, pouvant avoir des conséquences désastreuses sur leur existence. En phase de développement et d’apprentissage, ils ne sont pas toujours en mesure d’identifier, d’évaluer ou de gérer ces risques. En République Démocratique du Congo (RDC), les questions relatives à la régulation de l’usage du numérique par les enfants requièrent une attention particulière. Cette réflexion examine les mécanismes de protection de l’enfant face à l’émergence du numérique en droit congolais, afin d’identifier leurs failles et de proposer des pistes de solutions ou des mesures spécifiques pour une mise en œuvre effective et efficace.
La Cour Pénale internationale à l’épreuve de la récidive des anciens condamnés : cas de Thomas Lubanga
La Cour pénale internationale (CPI), instituée par le Statut de Rome en 2002, a pour mandat de juger les crimes les plus graves — génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime d’agression — afin de lutter contre l’impunité et de prévenir la répétition de tels actes. Devenue État partie, la République démocratique du Congo a déféré en 2004 la situation de l’est du pays au Bureau du Procureur, sollicitant une enquête sur les crimes commis. Cela a conduit à la condamnation de Thomas Lubanga, reconnu coupable en 2012 d’avoir enrôlé des enfants soldats, et libéré en 2020. Le 24 mars 2025, il a annoncé la création d’un nouveau mouvement politico-militaire, relançant le débat sur l’efficacité préventive de la CPI. Cette étude examine les causes de cette récidive : persistance de l’impunité nationale, absence de réformes, résurgence de la violence et défaut d’accompagnement post-carcéral. Elle identifie les défis juridiques, politiques et sécuritaires auxquels la Cour fait face, et propose des pistes pour prévenir de tels retours à la violence, notamment une meilleure réinsertion des anciens condamnés, une coopération accrue avec les États parties, et des réformes structurelles durables dans les États post-conflit, particulièrement en RDC.
Force majeure et contrats de travail en RDC : effets juridiques d’une cessation brutale du financement de l’USAID
Dans cet article, nous y examinons la notion de force majeure en droit du travail congolais, un principe permettant de suspendre ou rompre un contrat de travail face à un événement imprévisible, irrésistible et extérieur, tel que conflits armés, catastrophes naturelles, ou la rupture brutale du financement de l’USAID. Bien que non définie explicitement dans le Code du travail, notre analyse s’appuie sur le Code civil, le Code du travail (articles 57, 60) et le Code minier, proposant une définition doctrinale adaptée au contexte congolais. Nous soulignons l’exigence d’une constatation formelle par l’Inspection du travail pour garantir la légitimité de son invocation, distinguant la force majeure des ruptures économiques. Ses effets incluent une suspension temporaire (minimum 2 mois) ou une rupture sans indemnité, avec des garde-fous contre les abus. Face aux crises récurrentes en RDC, nous plaidons pour une réforme législative intégrant une définition claire, une indemnité minimale, des garanties procédurales renforcées et un droit prioritaire de réintégration, afin de concilier équité contractuelle, sécurité juridique et justice sociale.
Évaluation du code minier révisé de la République Démocratique du Congo
Cet article analyse la révision du Code minier de la République Démocratique du Congo (RDC) et son impact sur l’industrie extractive et l’économie nationale. Face aux défis liés à la gouvernance et à la rentabilité du secteur minier, la réforme de 2018 visait à améliorer la redistribution des richesses tout en renforçant le contrôle étatique. L’étude met en lumière les principales modifications apportées, notamment l’augmentation des redevances minières, la taxation des superprofits et la réduction des avantages fiscaux accordés aux entreprises étrangères. Toutefois, ces changements ont suscité des tensions avec les investisseurs, qui dénoncent une diminution de l’attractivité du pays. Comparée à d’autres nations africaines comme la Zambie et le Ghana, la RDC cherche un équilibre entre souveraineté économique et compétitivité internationale. L’analyse révèle que, malgré des ressources abondantes, le pays peine à traduire son potentiel minier en un développement socio-économique tangible. Enfin, l’article propose des recommandations pour optimiser la gouvernance minière, en insistant sur la nécessité d’une meilleure transparence, d’un cadre légal plus stable et d’une redistribution équitable des revenus générés par le secteur.
Crise de la gouvernance de la mobilité à Kinshasa
étude des pratiques et tensions au sein de la société TRANSCO
Aspects épidémiologiques de l’Epilepsie dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo
Cette étude visait à identifier les facteurs épidémiologiques associés aux patients épileptiques pris en charge au centre neuropsychiatrique SOSAME de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Il s'agit d'une étude transversale menée en 2016, portant sur un échantillon de 180 patients épileptiques sélectionnés de manière systématique. Les données recueillies ont été saisies et analysées à l’aide du logiciel Epi Info 7.2, en recourant aux tests statistiques du chi carré et de Student, avec un seuil de signification fixé à p ‹ 0,005. Trois principaux résultats ont été mis en évidence : les caractéristiques sociodémographiques des patients, les aspects cliniques de la maladie, et les perceptions socioculturelles de l’épilepsie. Aucune différence significative n’a été observée entre les sexes. Toutefois, la perception de la maladie révèle que 57,8 % des enquêtés considèrent l’épilepsie comme une maladie « extraordinaire », liée à des causes mystiques, spirituelles ou surnaturelles, tandis que 42,2 % la perçoivent comme une pathologie ordinaire. La prise en charge au SOSAME se fait majoritairement en ambulatoire (89,4 %), contre 10,6 % en hospitalisation. Les médicaments les plus fréquemment prescrits sont l’acide valproïque, la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne et le lévétiracétam (Keppra). Enfin, bien que l’épilepsie touche l’ensemble des groupes sociodémographiques et toutes les tranches d’âge, ces différences ne sont pas statistiquement significatives.