Volume 4, n°2

L’engagement de l’UNICEF pour la jeunesse congolaise : politiques éducatives et défis sociaux

par TSHIMANGA LUKUSA Pitchou

Cet article analyse l’engagement de l’UNICEF en République Démocratique du Congo (RDC) en faveur de la jeunesse, en mettant l’accent sur les politiques éducatives et la prévention de la délinquance. L’étude retrace l’évolution historique de l’UNICEF et son rôle dans la promotion des droits de l’enfant, l’accès équitable à l’éducation et l’égalité des genres. Elle met en évidence les défis auxquels la jeunesse congolaise est confrontée : pauvreté, chômage, déscolarisation, mariages précoces et délinquance urbaine. L’analyse évalue les actions de l’UNICEF, telles que la construction et la réhabilitation d’écoles, la distribution de matériel pédagogique, la formation des enseignants et les programmes d’autonomisation des adolescents, ainsi que la participation directe des jeunes à des initiatives citoyennes. Les résultats montrent que ces interventions ont un impact positif sur l’accès à l’éducation, la réduction des comportements à risque et le renforcement de la conscience civique. Cependant, des obstacles structurels et culturels persistent, nécessitant une collaboration étroite entre l’État, les familles et les communautés.

Impact de l’approche pédagogique par situations sur les apprentissages des élèves en mathématiques

par Bienvenu ANAYEL NOWA

Cette recherche analyse l’impact de l’approche pédagogique par situations sur l’apprentissage des mathématiques dans le pool secondaire Masina 1, à Kinshasa. Fondée sur un échantillon de 50 enseignants issus d’écoles publiques et privées, l’étude met en évidence l’usage fréquent de méthodes actives, dont l’apprentissage par situations, en complément des approches traditionnelles. Les résultats montrent que 80 % des enseignants recourent à cette approche au moins occasionnellement, malgré des contraintes liées au temps, au manque de matériel et à l’effectif élevé des classes. La formation reçue par la majorité des enseignants (92 %) reste jugée insuffisante par plus de 60 % d’entre eux, ce qui révèle un besoin de perfectionnement. Les impacts perçus de l’approche par situations sont globalement positifs : 84 % des enseignants constatent une meilleure compréhension des concepts, 68 % une hausse de motivation et 64 % une amélioration des résultats scolaires. Toutefois, l’application demeure inégale en raison de contraintes institutionnelles et organisationnelles. L’étude conclut que l’approche par situations constitue un levier important pour renforcer la réussite en mathématiques, mais requiert une meilleure formation des enseignants, des ressources adaptées et une organisation scolaire favorable afin d’en optimiser l’efficacité.

Les défis liés à la valorisation de la formation professionnelle Récréologie de l’INJEPS au Bénin

par CODO Carolle-Nelly

La recherche vise la valorisation de la formation récréologie qui forme les techniciens supérieurs et les Administrateurs d’Action Sociale et Culturelle au Bénin. Elle interroge les contenus de formation, les réalités de terrain et l’apport du numérique dans la visibilité de la formation. Le constat effectué étant la difficulté d’insertion professionnelle des diplômés, la méconnaissance et le manque de visibilité de la filière. La recherche, de nature mixte, a combiné le choix aléatoire simple, la boule de neige, le choix accidentel, et le choix raisonné pour recueillir des données auprès de 183 acteurs. Leur analyse suivant le modèle de l’innovation pédagogique de Bertrand et Valois (1980) et des politiques publiques de Jean Claude Thoening (1985), révèle que 52% des enquêtés sont incapables de présenter la formation, incriminant l’insuffisance d’informations sur internet 48 % pensent à tort qu’il s’agit d’une formation destinée uniquement à ceux qui veulent s’orienter dans le secteur de l’enfance. 66% estiment à la suite d’échanges que la formation est indispensable pour la promotion de la culture, des loisirs et du tourisme et mérite d’être valorisée.

La lecture littéraire comme levier de formation citoyenne dans les écoles secondaires de Kolwezi

par NAWEJ TSHIKOMB Arthur

Cette étude explore le rôle de la lecture littéraire comme instrument de formation citoyenne dans les écoles secondaires de Kolwezi, en République Démocratique du Congo. En s’appuyant sur un cadre théorique articulant littérature, éducation morale et citoyenneté, elle met en lumière la capacité de la lecture d’œuvres littéraires à éveiller la conscience critique, la sensibilité éthique et l’engagement civique des élèves. L’analyse, menée à travers une approche mixte, révèle cependant une prédominance d’une lecture scolaire, formelle et décontextualisée, qui limite l’impact formateur de la littérature. Les résultats soulignent la nécessité de repenser les pratiques pédagogiques afin de redonner à la lecture littéraire sa fonction humanisante et transformative. L’étude plaide ainsi pour une pédagogie de la conscience critique, intégrant les valeurs démocratiques et sociales dans l’enseignement du français, en vue de former des citoyens éclairés, responsables et ouverts au dialogue.

Le mirage du mariage arrangé

par Augustin BAMHIRAM

Une aperception des techniques de séduction persuasive et violation des droits de l’enfant dans la littérature Nord-Camerounaise

L’environnement ornemental et le droit urbain : regard croisé sur Kinshasa

par KENA KATAWA Noëlla

Dans un contexte de croissance urbaine accélérée à Kinshasa, la place des plantes ornementales dans l’aménagement de la ville demeure marginalisée, tant sur le plan juridique qu’institutionnel. Cet article analyse les lacunes normatives entourant l’environnement ornemental urbain en République Démocratique du Congo, en mettant en évidence l’absence d’un cadre légal spécifique, la faiblesse des politiques publiques et la faible valorisation des initiatives citoyennes. À partir d’une approche croisée combinant l’étude des textes légaux, l’observation des pratiques locales et l’examen de cas concrets, l’étude plaide pour une réforme du droit urbain intégrant l’esthétique végétale comme un enjeu juridique à part entière. Des propositions sont avancées en faveur de l’adoption d’un code de l’environnement ornemental, de l’intégration paysagère dans les projets de construction, ainsi que d’une gouvernance participative des espaces verts urbains. L’objectif est de promouvoir un urbanisme écologique, inclusif et juridiquement encadré à Kinshasa.

Perception des effets de la pollution du bassin de Kipushi par les riverains

par Banza Ilunga Bienvenue

La pollution du bassin de Kipushi, principalement imputable aux activités humaines, ne cesse de s’aggraver, ce bassin servant de réceptacle aux effluents et déchets divers. L’étude menée met en évidence la conscience écologique des populations riveraines à travers une méthodologie combinant recherche bibliographique et entretiens semi-directifs. Les résultats montrent que la pollution engendre des effets néfastes sur l’environnement et la santé : insalubrité du territoire, désacralisation du bassin et propagation de maladies. Un paradoxe marquant se dégage : bien que 80 % des personnes interrogées se disent préoccupées par la pollution, Cependant, la majorité ne modifie pas ses comportements pour lutter contre la pollution, traduisant une résignation, renforcée par la perception d’une faible implication des autorités. En effet, 90 % la jugent insuffisante. Si les sources de pollution sont globalement bien identifiées, avec 60 % attribuées aux rejets industriels et 38 % aux déchets ménagers, plus de la moitié (55 %) ignorent les conséquences sur la faune et la flore. Pour inverser cette tendance, la mise en œuvre effective du système « RVM » (Réduction, Valorisation et Mise en décharge) s’impose, accompagnée de programmes d’éducation environnementale et sanitaire visant à transformer l’inquiétude en action concrète. Le défi du bassin de Kipushi apparaît dès lors moins technique que profondément socio-comportemental et institutionnel.

Gestion des ressources humaines et résolution de conflits professionnels dans une entreprise. Cas de l’OCC

par MISONSO MUTUNGU Mardochée PhD

Cette étude analyse les causes de l’augmentation des conflits professionnels au sein de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), malgré l’existence d’un service de gestion des ressources humaines. Adoptant une approche qualitative, elle s’appuie sur des entretiens semi-directifs, l’observation et une analyse lexicale via IRaMuTeQ afin de recueillir les perceptions des employés sur la gestion des ressources humaines et les mécanismes de résolution des conflits. Les résultats révèlent que les principaux facteurs sont une gestion RH inadaptée, le favoritisme, le manque de reconnaissance, l’inefficacité des mécanismes existants, une politique de transparence jugée autoritaire, une communication inter-départements défaillante, un faible leadership participatif et l’absence de formation en gestion des conflits. En revanche, les conditions de travail et la surcharge professionnelle n’ont pas d’influence significative. L’étude recommande d’améliorer les pratiques RH, de renforcer la communication, de promouvoir un leadership participatif et de mettre en place des formations spécifiques. Elle apporte ainsi un éclairage sur les dynamiques internes des entreprises publiques congolaises et propose des pistes pour une gouvernance plus efficace.

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