Est-ce signe des temps, maturité plus grande, recher- che d'un lien valable à travers la confusion des événe- ments? Plus que Shakespeare, ce qui s'impose à notre esprit, ce sont les grandes figures, les mythes et les sym- boles de la Tragédie grecque. Là, où Shakespeare apparaît comme un reporter qui sent le drame, un drame presque toujours à la dimension d'in- dividus même démesurés, un drame viscéral, la Tragédie grecque, non moins ardente, nous élève à la hauteur du mythe, frémissant de vie à peine transposée.
Antigone et Créon
Antigone et Créon
Le ton dans la poésie de Saint-John Perse
Dans une conférence faite à Bruxelles, le 23 octobre 1965, sous les auspices des Amis de la Langue française, Difficulté et plaisirs de la poésie, Pierre Emmanuel fut amené à lire des textes de poètes fort différents. Vint le tour de Saint-John Perse. Le conférencier prit une respiration plus profonde et, d'un seul trait, d'une voix sou- tenue, lut les trois strophes du Chant 2.
Les leçons d’un Congrès international Giovanni Boccacci
Le psychisme et ses activités
Depuis quelque temps, les connaissances humaines ont entrepris une marche ascen- dante à un rythme vertigineux. D'ici un cer- tain nombre d'années, le cerveau humain sera-t-il encore en état de suivre cette mar- che, de franchir une limite d'assimilation et de progression qui paraît lui être imposée? Telle est une première question à poser au psychisme humain.
Quelques écritures “multidimensionelles”
Le fantastique, lointain intérieur
Le fantastique, source actueMe de contro- verses aussi passionnées qu'insolubles, ris- que bien de demeurer indéfinissable, dans la mesure où il relève du mystère, du règne subW et irritant du désordre. Certains es- prits offensés par l'inexplicable continueront toujours à dédaigner ce genre délirant ou tenteront, par un biais, de l'annexer au do- maine rationnel. Néanmoins, en dépit des modes et des humeurs, le fantastique ne sera jamais reconnu et apprécié que par des adeptes, j'aillais dire des initiés, qui sentiront son approche plus et mieux qu'ils ne pourront ·l'exprimer. Ainsi est-on orienté vers lui avant de le rencontrer, requis ou repoussé par lui avant de le connaître, prêt à l'accueil1ir ou à le rejeter dans le domaine hétéroclite et arbitraire de la fantaisie. Rien n'est plus étranger pourtant aux caprices du rnerveilileux que les créations étranges de l'insolite, rien n'est moins gratuit que ses apparentes divagati,ons.