William Forsythe

En couverture : William Forsythe, construire en déconstruisant

By Sonia Schoongians · Illustrations: S.Ditrich

Jusqu'à la fin de l'année, le Festival d'Automne de Paris lui a consacré l'un de ses portraits d'auteur, alors qu'une création, voire une recréation, avec sa Forsythe Company a été présentée lors de la dernière biennale de danse de Lyon, après la première à Dresde. Forsythe a 65 ans et en septembre prochain, tout en demeurant son chorégraphe principal, il cédera sa direction artistique à Jacopo Godani; cependant il continue de tenir la vedette. Pour la première saison de ballet (2015/2016) programmée par Benjamin Millepied à l'Opéra de Paris, on a déjà annoncé une création du chorégraphe américain, déjà à l'honneur dans le théâtre parisien en début de saison.

La danse collage

By Elisa Guzzo Vaccarino · Illustrations: U.Favretto

Selon un usage désormais habituel, William Forsythe a complètement réélaboré sa pièce qui débuta au Teatro Grande de Brescia (Italie) en 2012 sous le titre de Study 1#. Le chorégraphe a toutefois gardé dans le final la dédicace à Madame Butterfly de Giacono Pucini, qui triompha précisement au Teatro Grande de Brescia après un fiasco à la Scala de Milan. En effet, la danseuse historique de la compagnie, Jone San Martin, joue/chante Un bel di vedremo...

L’automne, c’est avec Forsythe

By Sonia Schoonejans · Illustrations: D.Mentzos

Après Magny Marin en 2012, Bob Willson en 2013, c'est William Forsythe qui est à l'honneur du Festival d'automne cette année avec pas moins de six programmes différents qui parcourent trente années de carrière (entre 1985 avec Steptext et 2012 avec Study 3) et devrait permettre de mieux comprendre l'itinéraire de ce chercheur inlassable, de cet obsédé de la danse classique dont il a entrepris la déconstruction, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles explorations du mouvement.

Compagnie Maguy Marin - Le goût d’irriter

By Elisa Guzzo Vaccarino · Illustrations: D.Grappe

Dans un panorama contemporain très enclin à suivre tour à tour les modes du moment, Maguy Marin (64 ans) reste elle-même. Ce qui en soi est déjà rare. De plus, en supposant qu'elle fasse de la "danse-théâtre", elle ne sacrifie jamais aux manières habituelles de raconter les petites névroses quotidiennes qui font sourire un public complice.

Tanztheater Wuppertal : Deux cigarettes déjà consommées

By Sonia Schoonejans · Illustrations: L.Philippe

Le Ballet de l'Opera de Paris a désormais son répertoire des pièces importantes de Pina Bausch telles qu'Orphée et Eurydice ou Le Sacre du Printemps, toutes deux magistralement interprétées par des danseurs qui ont intégré le style "bauschien". Ceci dit, en voyant le Tanztheater Wuppertal (la compagnie fondée par Pina Bausch qui a été invitée en début de saison à l'Opéra) présenter Two Cigarettes in the Dark, une pièce datant de la période "héroïque" de la chorégraphe allemande (1985), on se demande pourquoi reprendre cette pièce hors de son contexte historique et qui, en plus, est taillée sur mesure pour les interprètes d'alors.

Dada Masilo : Carmen transculturelle

By Elisa Guzzo Vaccarino · Illustrations: J.Hogg

Carmen, la nouvelle production de Dada Masilo, a débuté à la Biennale de Lyon 2014, où il y a deux ans triompha son Swan Lake, qui a fait depuis le tour du monde remportant un vif succès.

The Royal Ballet : Ashton resplendit à Londres

By Gerald Dowler

Au Royal Ballet de Londres, Frederick Ashton n'est pas aussi bien connu que l'est Balanchine à New York, et pas autant que l'est Boumonville à Copenhague; la recherche inlassable de nouveautés s'est faite au détriment du répertoire dont la troupe a hérité (et l'héritage le plus important est certes celui d'Ashton, qui a tout compte fait crée le style anglais tel qu'on le connait dans le monde entier).

Khan-Galvan: le taureau et la vache

By Leonetta Bentivoglio · Illustrations: D.Morgan

Le titre du spectacle est suggestif et "polysémique": Torobaka nait de la rencontre du taureau et de la vache, l'un souverain de la corrida ibérique et l'autre animal sacré en Inde; mais il fait aussi écho au poème Toto-vaca, composé dans les années 1910 en style dadaïste par Tristan Tzara.

Ballet Royal Danois : Le repos éternel de la Sylphide

By Gerald Dowler · Illustrations: S.Lelli

La Sylphide est morte: Nikolaj Hübbe a signé sa relecture très radicale d'un autre ballet de Bournonville. Dans sa revisitation de ce ballet court mais parfait, l'un des rares produits de l'esprit romantique à avoir survécu, le directeur du Ballet Royal Danois s'est focalisé sur James, le malheureux mortel qui tombe amoureux de la sylphide, et qui ici choisit de plonger au plus profond de sa psyché. Madge qui n'est pas une sorcière est interprétée par Hübbe lui-même.

La légende dans les cinémas

By Cristiano Merlo · Illustrations: D.Yusupov

La légende l'amour, le premier succès d'un jeune Youri Grigorovitch au Théâtre Kirov de Leningrad en 1961 (après la Fleur de Pierre), a été transmise, dans une version que la chorégraphe désormais âgé de 87 ans vient de renouveler, en direct depuis le Théâtre de Bolchoï de Moscou dans plus de 1000 cinémas dans 50 pays du monde, grâce à la société Pathé Live qui a été pionnière dans la projection de spectacles de ballet et d'opéra dans les salles de cinéma.

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