Cette année, le Festival TransAmériques invite le public à se situer au travers des Amériques. Plusieurs semaines avant l’ouverture de cette 20e édition, Ana Pfeiffer Quiroz a pu s’entretenir avec trois artistes de la programmation.
En chœur
Corps et mémoires en résistance : nous penser autrement
Ballet Opéra Pantomime, pour une musique du spectaculaire
Macbeth bis
Réflexions d’une spectatrice, qui a assisté aux deux productions, sur les Macbeth de Robert Lepage, l’une présentée au Festival de Stratford, en anglais, et l’autre au Théâtre du Nouveau Monde, dans la tradaptation de Michel Garneau.
Le c(h)œur comme nerf de l’être ensemble
Regard sur les pièces Fé·e·s sans foi de Georges-Nicolas Tremblay, Les veilleuses de Simon Renaud et Superheart L’Opéra de Nancy Tobin qui partagent une expérience immersive où la partition chorégraphique emprunte respectivement les codes de la comédie musicale, de la chorale et de l’opéra.
Des planches qui se chauffent du même bois
La mise en relation de créations collectives du siècle dernier et du théâtre documentaire contemporain a amené Marie-Dominique Cousineau à réfléchir à la place qu’y occupe le public et à la fonction de ce théâtre engagé au cœur de la cité.
Le triangle amoureux
Rédactrice en chef, puis directrice de la revue, de 1999 à 2003, Louise Vigeant examine le rôle d’accompagnement des arts du spectacle vivant que doit jouer la critique — au cœur de l’histoire de Jeu — et la place de la revue dans la société québécoise.
La critique en danse : d’une génération à l’autre
Guylaine Massoutre et Léa Villalba ont en commun le travail de critique et de réflexion en danse contemporaine. Deux générations, deux visions, deux parcours, qu’elles partagent régulièrement dans la revue Jeu.
Plier sans se rompre
Parfois reléguée à la marge du cirque, associée à l’imaginaire de l’exploit risqué ou de l’anomalie corporelle aux ombres animalières, l’art de la contorsion connaît aujourd’hui une expression féconde. Depuis plusieurs années, corps-exploit et corps-sensible se côtoient et font apparaître de nouvelles voies de réception pour les spectateurs et spectatrices.
Habiter et regarder les mondes
Ça faisait un bout de temps que je voyais sa silhouette dans les spectacles de nos jeunes compagnies. Comme tant d’autres avant et après moi, il était là : ce grand gaillard, trop grand pour les sièges de théâtre, venu assister à nos éclosions. Lui qui avait l’amour de l’art tatoué sur chaque vertèbre — parlez-en à ses ostéopathes — et nous, les jeunes, trop ou très verts, à la fois surpris et choyés. On pouvait nous entendre chuchoter en coulisse : « Claude Poissant est dans la salle. Claude Poissant est venu nous voir. »
L’art méconnu du trialogue
S’il y a une récurrence dans l’expérience du deuil, c’est l’envie de raconter la personne disparue. Ayant partagé avec lui la joie inouïe d’être le conseiller artistique de Claude Poissant au Théâtre Denise-Pelletier, j’ai convié Jean-Simon Traversy1 à dialoguer à partir de nos souvenirs de ce mentor incomparable.