Philippe Sollers
Drame
La grande eau
Nous utilisions des cruches bon marché dont, seule, la partie supérieure était recouverte d'un émail jaune-vert. Il avait coulé et s'était figé à la cuisson, ici en festons, là en larmes de chandelle. Il brillait un peu dans l'ombre des maisons obscurcies contre l'été. A plus d'un mètre, les yeux bandés, on eût senti la fraîcheur de l'eau. Aucune humidité pourtant ne perlait sur les :flancs de la cruche à l'endroit où la poterie nue gardait sa rugosité. Il fallait avancer la tête au-dessus de l'ouverture pour se rendre compte que c'était bien de l'eau qui refroidissait ainsi le corps du récipient.
Le rêve d’un oiseau
Enfance
Et jeunesse resongées
Le lieu d’hiver
La voie perdue l'arbre meurtri la neige ont raison du tranchant aride de ma nuit villes de marbre mort sur les rives certaines riches écrins d'hier lignes tout a péri
Huitième centenaire d’Alamût
Chroniques, témoignages, documents