Poetry

Cleveland contre Wall Street de Jean-Stéphane Bron

by Michael Ghennam

Les méandres de la crise économique, vus à travers le procès imaginaire intenté par la ville Cleveland contre les banques responsables d'une épidémie de saisies immobilières. Un docu-fiction édifiant, révélateur des paradoxes de la société américaine.

Crime d’amour de Alain Corneau

by Cyrille Latour

Crime d’amour et crime parfait dans le monde aseptisé d’une grande multinationale... Ludivine Sagnier affronte péniblement Kristin Scott Thomas. Alain Corneau, lui, vise Lang et Hitchcock mais finit par se recycler maladroitement. Raté.

Expendables Unité spéciale de Sylvester Stallone

by Nicolas Marcadé

Fort de son récent retour en gloire, Sylvester Stallone s’offre un casting de très grande envergure pour un film d’action de toute petite envergure. Le résultat n’a pas grand intérêt, mais le geste est d’une sympathique insouciance.

The Karate Kid de Harald Zwart

by Michael Ghennam

Jaden Smith succède à Ralph Macchio en Karate Kid, s’exile en Chine et se met au kung-fu sous la houlette de Jackie Chan ! Une “valeur sûre” des années 1980 modernisée sans la moindre originalité. Un divertissement qui remplit sobrement son contrat.

Le bruit des glaçons de Bertrand Blier

by Nicolas Marcadé

L’idée est excellente, le titre parfait, le casting attirant, et le réalisateur hautement précieux : tout fait qu’on voudrait aimer. Hélas, la niaque et l’émotion retrouvées dans Combien tu m’aimes ? n’y sont pas. C’est du Blier pur jus, plutôt classe, mais la grâce fait défaut.

Poetry (Shi) de Lee Chang-dong

by Cyrille Latour

̀A côté du corps d’une jeune étudiante noyée s’affichent les pictogrammes du titre : “Poésie”. Cette dualité à l’œuvre dès le générique persistera tout au long du film : entre lucidité et refoulement, beauté et horreur, une fable glaçante sous un soleil radieux.

Salt de Phillip Noyce

by Roland Hélié

Avec Salt, P. Noyce réalise un blockbuster pataud et conventionnel, dont les ficelles scénaristiques ont, peu ou prou, le diamètre d’un pipeline. Ce faisant, il démontre que ce n’est pas dans le registre du film d’action qu’il peut donner sa pleine mesure.

600 kilos d’or pur de Éric Besnard

by Anne Berjon

Après avoir volé l’or d’une mine guyanaise, des braqueurs doivent survivre dans la jungle tout en fuyant leurs poursuivants. Réalisé et interprété avec sérieux, 600 kilos d’or pur ne laisse pas beaucoup de place à l’originalité mais se révèle efficace.