Félicité

Chacun sa vie - Et son intime conviction de Claude Lelouch

par Michel Berjon

26 personnages principaux, 13 films possibles. À l’arrivée, un morcellement de vignettes inégales. Cette surenchère porte atteinte à la cohérence de l’édifice et les intrigues criminelles polluent le tourbillon de vie que Lelouch aimerait diriger.

N’importe qui de François Bégaudeau

par Gaël Reyre

Dans une ville de Mayenne, François Bégaudeau interroge des citoyens et des élus sur leur expérience du politique et sur la question de la représentation démocratique. Pertinent et original mais bâclé et inachevé, ce film aurait pu être bien meilleur.

The Warriors Gate de Matthias Hoene

par François Barge-Prieur

Parfaitement calibré pour les adolescents passionnés de jeux vidéos, The Warriors Gate est un divertissement honnête, où les étapes de la vie sont autant de niveaux virtuels à franchir. Il plaira à celles et ceux qui aiment voir se confondre réalité et fiction.

A United Kingdom de Amma Asante

par Aude Jouanne

Efficace mais sans nuances, A United Kingdom met en scène l’union controversée, dans les années 1950, de Sereste Khama, roi du Bechuanaland (actuel Botswana) et d’une Anglaise blanche, Ruth Williams, ravivant les tensions raciales de son pays.

Baby Boss de Tom McGrath

par Valentine Verhague

Tim voit sa vie changer lorsque Baby Boss débarque chez lui. Ce bébé doit veiller à l’amour des parents pour leurs nouveaux-nés... Plein d’humour, Baby Boss explore cette peur foncièrement enfantine de n’être plus aimé de ses parents.

Félicité de Alain Gomis

par Roland Hélié

Une chanteuse, indépendante, fière et endurcie, doit réunir une importante somme d’argent pour sauver son fils d’une amputation de la jambe. En déplaçant le mythe d’Orphée à Kinshasa, Alain Gomis signe un film musical et dramatique absolument superbe.

Gangsterdam de Romain Lévy

par Thomas Fouet

Un temps moins nul que l’ordinaire de la comédie française, Gangsterdam souffre hélas de la prestation de K. Adams. Si l’excellent C. Levin sauve la suite du naufrage, le film révèle sa ringardise à la faveur d’une séquence flirtant avec l’homophobie.

Ghost in the Shell de Rupert Sanders

par Alexis Duval

Première adaptation en prises de vue réelles du mythique manga japonais, Ghost in the Shell déploie une armada impressionnante d’effets spéciaux et se distingue par sa recréation d’un univers dystopique aussi fascinant qu’angoissant.

Jazmin et Toussaint de Claudia Sainte-Luce

par Marguerite Debiesse

Malade, diminué, un père aux abonnés absents débarque dans la vie de sa fille qui, malgré elle, va devoir s’en occuper. Pour son deuxième film, la jeune Claudia Sainte-Luce aborde, de façon sensible et personnelle, les délicats rapports père-fille.

Mai morire de Enrique Rivero

par Gilles Tourman

Riche de symboles, ce portrait de femme, mère et fille, dans la campagne mexicaine, évoque le passage de la vie à la mort : un film spirituel, propice à la contemplation et à la réflexion, mais qui peine à combler toutes ses attentes.

Orpheline de Arnaud des Pallières

par Marguerite Debiesse

Quatre prénoms, quatre âges, quatre interprètes pour le parcours d’une jeune femme, agencé en kaléidoscope par un auteur inspiré, perméable au témoignage intime de sa coscénariste : des Pallières réussit un portrait aussi brillant qu’émouvant.

Paris la blanche de Lidia Leber Terki

par Valentine Verhague

Paris la blanche suit l’errance d’une Algérienne dans Paris, partie retrouver son mari - un travailleur immigré en France - après 48 ans de séparation. Étudiant un sujet fort quoique sous-exploité, le film manque néanmoins de contenu.

Pourvu qu’on m’aime de Carlo Zoratti

par Gilles Tourman

Autiste, Enea, 29 ans, rêve de vivre sa sexualité avec “une copine pour la vie”. Ses amis se mettent en quête d’exaucer son voeu. Entre l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne, une ode à l’amitié tendre et drôle, proposant un autre regard sur l’autisme.

Pris de court de Emmanuelle Cuau

par Aude Jouanne

Mère célibataire, Nathalie est prise dans un engrenage dangereux lorsque son fils aîné doit en découdre avec des trafiquants de drogue. Emmanuelle Cuau signe avec Pris de court un thriller familial intelligent mais qui peine à maintenir son rythme sur la durée.

La Consolation de Cyril Mennegun

par Marine Quinchon

Petite équipe, petit budget, petit scénario, petit film... Voilà comment l’on pourrait évoquer en peu de mots La Consolation, essai contemplatif sur le deuil plombé par le jeu emprunté de l’acteur principal et des lourdeurs de scénario.

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