Le noir de la nuit

Selfie 2.0

By Philippe Durand

Voici deux ans que le mot “selfie” a fait son entrée dans le vénérable Oxford Dictionary, nommé par la même occasion “mot de l’année”. C’est au tour du Larousse de le faire passer à la postérité via son édition 2016, alors qu’il avait été devancé par le Petit Robert l’an dernier.

Roger Schall, le noir de la nuit

By Philippe Bachelier

La série de nuit de Roger Schall, réalisée au milieu des années 1930, offre à la fois un voyage historique dans les rues de Paris et une promenade poétique. Sa façon de jouer avec les lumières de la ville et ses ombres apporte une touche surréaliste digne du cinéma noir et blanc de Prévert.

NUMÉRIQUE : LE CANON RC-701

Mais qu’est-ce qu’il peut bien avoir de bizarre ou d’extraordinaire, ce boîtier qui ressemble étrangement aux actuels hybrides Canon EOS M3 ?

Le cahier argentique

By Philippe Bachelier, Renaud Marot

L’été est propice aux photos. C’est la période des vacances et des voyages où l’on accumule les prises de vues. Reste à faire le tri de la moisson au retour, après avoir consciencieusement développé ses films et réalisé des planches-contact.

Trafic d’enfants au Bénin

By Carine Dolek

Cela faisait un moment qu’on l’avait dans le coin de l’oeil, Titus Simoens, avant de le rencontrer enfin en lecture de portfolio ce printemps, au festival des Boutographies à Montpellier. Titus Simoens est fasciné par les univers de solitude au sein de communautés éducatives. Ecole de mousse en Belgique, de kung-fu en Chine, de boxe à Cuba, il passe des semaines au plus près des jeunes, au coeur de la tension entre l’intimité de l’individu en formation et la vie de groupe. Réalisée pour une ONG, la série “Trafic d’enfants au Bénin” réussit le tour de force de témoigner d’une réalité cruelle avec dignité et élégance.

Ana Tornel, des chrysalides transformées en papillons grâce au collodion

By Caroline Mallet

Il y a quelques mois, Ana Tornel est venue à la rédaction avec des plaques de verre qui sentaient la lavande… Outre la beauté des objets, ce sont les images délicates d’Ana qui nous ont séduits. Ces “Chrysalides” sont le fruit d’une alchimie parfaite avec ses modèles.

Eric Tourneret, sur les routes du miel

By Nicolas Mériau

Mais quelle abeille a donc piqué Éric Tourneret ? Depuis 2004, ce photographe français, bien connu des lecteurs de la presse magazine, consacre l’essentiel de ses activités à sillonner la planète pour aller à la rencontre des abeilles et des apiculteurs du monde entier. Son but : mettre la disparition des abeilles, espèces “clés de voûte” de notre environnement, au centre des débats, en particulier au moment où se prépare la COP21 de Paris, conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Des falaises du Népal aux grands arbres d’Afrique, en passant par les toits de l’Opéra de Paris, il a dressé le portrait d’hommes et de femmes passionnants, mais aussi d’abeilles en tous genres, dont certaines sont géantes et terriblement vindicatives. Le fruit de son travail est visible jusqu’en janvier à Paris, sur les grilles du Jardin du Luxembourg, ainsi que dans un beau livre intitulé Les Routes du miel.

La couleur sans emphase

By Caroline Mallet

La galerie Camera Obscura présente en cette rentrée, une sélection de tirages couleur de Bernard Plossu. Un pan de son oeuvre un peu moins connu et moins souvent montré…

Le jeu des 40 familles

By Julien Bolle

Quarante, c’est le nombre de photographes sélectionnés pour cette nouvelle biennale des images du monde “non-occidental”, qui se tient au pied de la Tour Eiffel. L’occasion de découvrir de nouveaux talents venus d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, de Russie, du Moyen-Orient ou encore d’Océanie, et les différents regards qu’ils peuvent porter sur la notion de famille au sens large. Revigorant !

La photo de A à Z

Voici la deuxième édition, revue et augmentée, du Musée de la photographie, l’ambitieuse somme des éditions Phaidon. Comme dans le premier ouvrage de 1997, il s’agit d’offrir un panorama complet de la photographie des origines à nos jours, à travers 550 oeuvres majeures…

Génération 50 mm Gros plan sur la focale standard

By Claude Tauleigne

Les “kits de base” comprenaient, il y a quelques poignées d’années, un boîtier et un objectif 50 mm f:1,8 (ou f:1,7). Avant que des zooms d’entrée de gamme ne les remplacent, ces focales fixes dites “standards” constituaient donc l’équipement optique de base avec lequel les photographes exerçaient leur oeil. Pas la peine de se lamenter : on sait qu’on a gagné en polyvalence ce que l’on a perdu en qualité et en luminosité. Les inconsolables se souviendroint que ces zooms sont appelés “transstandards”, et font donc référence à cette focale de 50 mm. Mais en quoi celle-ci est-elle “mythique” ?

Le bruit & le grain

By Claude Tauleigne

En argentique, on essayait de limiter la montée du grain. En numérique, on tente également de limiter le bruit. Ce sont deux phénomènes similaires qui surviennent surtout lorsqu’on augmente la sensibilité, mais qui ont des origines bien distinctes : les processus électrochimiques dans la pellicule argentique et électroniques dans un appareil numérique sont des phénomènes très différents.